Chers élus, laissez les trottinettes électriques rouler

Dans les grands centres urbains du monde entier, un petit nombre d’entreprises a déployé des technologies qui devraient être l’une des solutions les plus innovantes aux énormes problèmes de circulation et de mobilité qui affligent nos villes. Avec la nouvelle loi sur l’orientation de la mobilité (LOM), cet avantage pourrait être mis en danger. Par Yaël Ossowski, directeur-adjoint du Consumer Choice Center, et Bill Wirtz, analyste de politiques publiques pour le Consumer Choice Center.

Les trottinettes électriques sont des véhicules de mobilité intelligents qui proposent une révolution dans le traitement des problèmes de la circulation et du “last mile”, donc le problème de la proximité du moyen de transport de la destination désirée.

Comme l’a noté Jeffrey Philips, consultant en innovation, les trottinettes électriques ont fait leurs preuves là où le Segway, le transporteur à deux roues à équilibrage automatique développé en 2001, a échoué. Elles sont bon marché, petites, sans émissions, faciles à utiliser et omniprésentes. La génération précédente de Segways était l’un des outils préférés des plus fortunés, dont le prix était assez élevé pour bloquer le consommateur moyen, et trop grand pour être laissé dans les coins achalandés.

Il y a moins d’un an, cependant, la situation a changé lorsque les entrepreneurs de la Silicon Valley ont dévoilé des trottinettes électriques à prix modique pour en finir avec les embouteillages dans les grandes villes. Les principaux acteurs à ce jour sont Bird, LimeBike et Spin. Cette dernière a été achetée par Ford Motor Company plus tôt ce mois-ci pour près de 100 millions de dollars.

Appels en faveur d’une réglementation

Mais comme pour toute innovation dans le domaine des transports, les appels en faveur d’une réglementation ou d’une interdiction pure et simple ont freiné les perspectives prometteuses qu’offrent les trottinettes. Et ce n’est pas seulement la colère des consommateurs qui les utilisent le plus.

San Francisco, où pratiquement toutes les compagnies de trottinettes électriques sont basées, a interdit tous les trottinettes dans les rues en juin. Seules deux grandes sociétés ont obtenu l’autorisation de reprendre leurs activités à la fin du mois d’août. Seattle, l’une des pires villes en ce qui concerne la circulation, les a rapidement interdites cette année, malgré l’adoption de vélos sans port qui utilisent pratiquement la même technologie.

Tout comme les déploiements rapides d’Uber et d’autres comme Heetch, le déchargement rapide et furtif de centaines de trottinettes du jour au lendemain a incité de nombreuses villes à se battre pour réglementer davantage. Le projet de loi de la loi sur l’orientation de la mobilité (LOM) pose des question à ce sujet. Le document explicatif du gouvernement indique:

“L’article 18 donne aux autorités organisatrices la possibilité de réguler les nouveaux services de mobilité. Il s’agit d’accompagner le développement de nouveaux services (scooters électriques, vélos, trottinettes, voitures en libre-service par exemple) et de nouveaux modèles économiques tout en anticipant les impacts sur les autres modes de transport, la fluidité des déplacements et la gestion des espaces publics.”

Sécurité publique, ordre public, fiscalité

La sécurité publique, l’ordre public et la fiscalité (pas nécessairement dans cet ordre) ont été les principales motivations des organismes de réglementation. Le plus souvent, les villes ont affirmé qu’on ne leur demandait pas la permission. La mentalité ” réglementer d’abord, innover ensuite “ sera sans aucun doute un obstacle à la résolution des problèmes auxquels sont confrontées les villes à travers le pays.

Cela dit, des problèmes existent. Rouler à grande vitesse près des voitures et des piétons sans protection rend les utilisateurs vulnérables aux accidents et aux blessures. Le recours collectif intenté en Californie par des motocyclistes blessés en témoigne. Mais si les villes sont capables d’accueillir des vélos, pourquoi ne pourraient-elles pas en faire autant pour les trottinettes électriques ?

Une plainte souvent entendue est que les utilisateurs de trottinettes roulent sur le trottoir, ignorent les feux de circulation et les abandonnent dans les zones très fréquentées. Mais cela peut être résolu par une réglementation intelligente : permettre aux trottinettes d’utiliser les voies cyclables et de se garer dans les zones réservées aux vélos. Fournir des conseils clairs aux coureurs et aux entreprises.

Bird et LimeBike demandent aux utilisateurs de prendre une photo lorsqu’ils garent leur scooter, en s’assurant qu’il se trouve dans un endroit sûr et légal. Les contrevenants peuvent être exclus de la plate-forme. C’est une technologie qui assure la conformité plutôt qu’une règle bureaucratique.

Lorsque des applications de covoiturage comme Uber, Heetch, DriveNow et Car2go sont apparues dans la rue, les détracteurs ont utilisé des arguments similaires. Cependant, les villes qui ont adopté cette technologie ont réussi à retirer les voitures de la rue, à réduire la pollution et à offrir de nouvelles possibilités économiques. Les collectivités à faible revenu en ont tiré d’énormes avantages.

Aider la société dans son ensemble

Trop souvent, les études sur les effets du covoiturage examinent ce qu’ils visent à perturber : les navetteurs à voiture unique, les transports publics et les taxis. Plutôt que de nous demander s’ils affectent des industries spécifiques, nous devrions nous demander s’ils aident la société dans son ensemble. Et à tout point de vue objectif, ils le font.

Le plus souvent, les innovations qui résoudront des problèmes dans diverses parties de la société seront les initiatives d’entrepreneurs. Si les villes veulent adopter ce changement positif, elles devraient adopter une réglementation raisonnable et intelligente sur les trottinettes électriques.

Originally published at https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/chers-elus-laissez-les-trottinettes-electriques-rouler-799648.html

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About Yaël Ossowski

Yaël Ossowski is a journalist, activist, and writer. He's currently deputy director at the Consumer Choice Center, and senior development officer for Students For Liberty. He was previously a national investigative reporter and chief Spanish translator at Watchdog.org, and worked at newspapers and television stations across the country. He received a Master’s Degree in Philosophy, Politics, Economics (PPE) at the CEVRO Institute in Prague. Born in Québec and raised in the southern United States, he currently lives in Vienna, Austria.

Don’t let cities ruin the scooter revolution

In major urban centers across the globe, a handful of companies have deployed technology due to be one of the most innovative solutions to the mountains of traffic and mobility issues that plague our cities.

Electric scooters are smart mobility vehicles that offer a revolution in dealing with problems of traffic congestion and the “ last mile” problem.

As noted by innovation consultant Jeffrey Philips, electric scooters have proven to be successful where Segway, the two-wheeled self-balancing transporter first developed in 2001, failed.

They are cheap, small, emission-free, easy to use, and ubiquitous. The previous generation of Segways was a favorite tool of the 1 percent, priced high enough to lock out the average consumer, and too big to be left on busy corners.

Less than one year ago, however, that changed, as Silicon Valley entrepreneurs unveiled rentable electric scooters to disrupt the gridlock and fumes of car-congested streets.

The major players thus far are Bird, LimeBike, and Spin. The latter was purchased by Ford Motor Company earlier this month for close to $100 million.

But as with any innovation in transportation, the calls for regulation or outright bans have dampened the bright prospects scooters bring. And it’s not just the ire of Luddites.

San Francisco, where practically all electric scooter companies are based, banned all scooters from the streets in June. Only two major companies were given permits to operate again in late August. Seattle, one of the worst cities for traffic congestion, promptly banned them earlier this year, despite embracing dockless bicycles that use practically the same technology.

Similar to Uber and Lyft’s quick deployments in 2011-2012, the quick and stealthy unloading of hundreds of scooters overnight kept many cities scrambling to regulate. Cease and desist orders followed by the dozens.

Public safety, order, and taxation (not necessarily in that order) have been the key motivators for regulators. More often than not, cities claimed they weren’t asked permission.

Beverly Hills justified its swift ban due to a “concern for public safety and a lack of any advance planning and outreach by the motorized scooter companies.”

The “regulate first, innovate later” mentality will no doubt be an impediment to solving the issues that cities face across the country.

That said, problems exist. Riding at high speeds near cars and pedestrians without protection makes users susceptible to crashes and injuries. The class-action lawsuit filed in California by injured riders speaks to this. But if cities are able to accommodate bicycles, why wouldn’t they be able to do the same for electric scooters?

An oft-heard complaint is that scooter users ride on the sidewalk, ignore traffic signals, and abandon them in high-trafficked areas.

But that can be solved with smart regulation: Allow scooters to use bike lanes and park in bike areas. Provide clear guidance for riders and companies.

Bird and LimeBike require users to snap a picture when they park their scooter, ensuring it’s in a safe and legal area. Violators can be barred from the platform. That’s technology providing compliance rather than a bureaucratic rule.

When ridesharing apps such as Uber, Lyft, DriveNow, and Car2go hit the streets, detractors used similar arguments. Cities that embraced the technology, though, succeeded in removing cars off the street, reducing pollution, and offering new economic opportunities. Low-income communities saw a huge benefit.

Too often, studies on the effects of ridesharing examine what they aim to disrupt: single-car commuters, public transportation, and taxis. Rather than asking whether they affect specific industries, we should ask whether they are helping society at large. And by any objective measure, they are.

Most importantly, the new innovations on our streets are solving what civil and urban planners call the “ last mile” problem, the gap between where one mode of transportation leaves us and our final destination.

More often than not, the innovations that will solve problems in various strata of society will be the initiatives of private entrepreneurs and inventors. If cities want to embrace that positive change, they should pass reasonable and smart regulation on electric scooters.

Yaël Ossowski is a writer, consumer advocate, and deputy director at the Consumer Choice Center.

Originally published at https://www.washingtonexaminer.com/opinion/dont-let-cities-ruin-the-scooter-revolution

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About Yaël Ossowski

Yaël Ossowski is a journalist, activist, and writer. He's currently deputy director at the Consumer Choice Center, and senior development officer for Students For Liberty. He was previously a national investigative reporter and chief Spanish translator at Watchdog.org, and worked at newspapers and television stations across the country. He received a Master’s Degree in Philosophy, Politics, Economics (PPE) at the CEVRO Institute in Prague. Born in Québec and raised in the southern United States, he currently lives in Vienna, Austria.

The Government’s ‘porn passes’ are a turn-off!

COMMENT CENTRAL: Bill Wirtz discusses proposals to require adult users to acquire so-called “porn passes” in stores to verify their age online.

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About Bill Wirtz

Bill Wirtz is policy analyst for the Consumer Choice Center, based in Brussels, Belgium. Originally from Luxembourg, his articles have appeared across the world in English, French, German, and Luxembourgish. He is Editor-in-Chief of Speak Freely, the blog of European Students for Liberty, a contributing editor for the Freedom Today Network and a regular contributor for the Foundation for Economic Education (FEE). He blogs regularly on his website in four languages.

Facebook Understands User Needs Better Than Congress Does

NATIONAL REVIEW: Market forces are doing a much better job of cleaning up the Internet than heavy-handed government regulations would. Ryan Khurana of the Consumer Choice Center comments on the Facebook hearings.

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About Ryan Khurana

Ryan Khurana is a Research Fellow at the Consumer Choice Center and at the Institute of Research in Economic and Fiscal Issues. He investigates the economics of technology, especially the impacts of the "gig economy" and Artificial Intelligence. His writings have been featured in CapX, The Huffington Post, and Rare, among others.

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DIE WELT: Mit zunehmender Automatisierung steigt die Angst vor einem harten Schlag für den Arbeitsmarkt. Eine Reihe von Politikern befürwortet sogar die Besteuerung von Robotern, um einen Beschäftigungsverlust auszugleichen. Die Realität zeigt jedoch, dass Automatisierung keine Gefahr für Arbeitsmarkt und Verbraucher ist. Ganz im Gegenteil.

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About Bill Wirtz

Bill Wirtz is policy analyst for the Consumer Choice Center, based in Brussels, Belgium. Originally from Luxembourg, his articles have appeared across the world in English, French, German, and Luxembourgish. He is Editor-in-Chief of Speak Freely, the blog of European Students for Liberty, a contributing editor for the Freedom Today Network and a regular contributor for the Foundation for Economic Education (FEE). He blogs regularly on his website in four languages.

Who’s Afraid of Automation?

SPIKED: So we need to practice optimism about the opportunities provided by automation. The past shows that technology has often improved our living conditions, and raised employment levels. We need to allow it to do so again.

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About Bill Wirtz

Bill Wirtz is policy analyst for the Consumer Choice Center, based in Brussels, Belgium. Originally from Luxembourg, his articles have appeared across the world in English, French, German, and Luxembourgish. He is Editor-in-Chief of Speak Freely, the blog of European Students for Liberty, a contributing editor for the Freedom Today Network and a regular contributor for the Foundation for Economic Education (FEE). He blogs regularly on his website in four languages.

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CAPX: Early Facebook investor Roger McNamee has called for social media companies to be regulated in the same way as tobacco and alcohol.  The justification for such action, he argues, is the risk of addiction and their influence on public discourse and democracy.

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About Bill Wirtz

Bill Wirtz is policy analyst for the Consumer Choice Center, based in Brussels, Belgium. Originally from Luxembourg, his articles have appeared across the world in English, French, German, and Luxembourgish. He is Editor-in-Chief of Speak Freely, the blog of European Students for Liberty, a contributing editor for the Freedom Today Network and a regular contributor for the Foundation for Economic Education (FEE). He blogs regularly on his website in four languages.