Environment

Exporter l’agroécologie en Afrique est immoral [Tribune]

Vers la fin du mois de juin, le “World Food Preservation Center”, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA), tiendra la première “Conférence internationale sur l’agroécologie transformant les systèmes agricoles et alimentaires en Afrique”, à Nairobi, Kenya. L’objectif de cette conférence est de promouvoir l’agriculture biologique et non-OGM dans le cadre d’une “transformation socio-économique” complète de l’Afrique. Une réforme malavisée et non-scientifique qui aurait un impact dévastateur dans les parties de l’Afrique en développement qui ont le plus besoin d’innovation.

La fascination pour l’agriculture biologique n’est pas nouvelle. Le gouvernement français augmente les subventions aux exploitations agricoles biologiques dans le but d’atteindre 15% de production bio d’ici 2022. L’Allemagne et le Luxembourg se sont fixés des objectifs de 20% de production biologique d’ici 2025 et 2030 respectivement.

Même la communauté internationale du développement a adhéré au concept, mais elle l’a porté à un tout autre niveau. Dirigés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA), les programmes de développement et d’aide reposent de plus en plus sur l’adoption de l’agroécologie, qui prend l’agriculture biologique comme point de départ et ajoute une série de théories sociales et économiques visant à réaliser la “transformation totale” de la production agricole, et même la société dans son ensemble.

Selon sa définition originale, l’agroécologie est simplement l’étude des pratiques écologiques appliquées à l’agriculture. Ce qui a commencé comme science, cependant, s’est transformé en une doctrine politique qui non seulement exclut les technologies modernes telles que le génie génétique, les pesticides de dernière génération et les engrais synthétiques, mais qui exalte explicitement les avantages de l’agriculture “paysanne” et “indigène”. Dans de nombreux cas, l’agroécologie décourage même la mécanisation comme moyen de libérer les pauvres, et a une hostilité à l’égard du commerce international.

Il ne faut cependant pas oublier que toutes les “transformations” ne sont pas bonnes. Elles peuvent être également mauvaises, voire catastrophiques. Une étude récente menée par des militants pro-agroécologie a montré que l’application de leurs principes à l’Europe réduirait la productivité agricole de 35% en moyenne. Pour ces activistes, c’est positif, car de toute façon nous mangerions déjà trop en Europe. Il est difficile de voir comment une baisse pareille de la productivité parmi les régions les plus pauvres de cette planète – un pourcentage élevé de personnes souffrent actuellement de malnutrition – pourrait être autre chose qu’une calamité.

Issu d’une famille paysanne, je ne peux qu’être abasourdi à l’idée de débarrasser l’agriculture de la mécanisation. Mes ancêtres ont travaillé plus de 60 heures par semaine de dur labeur manuel et c’est l’agriculture moderne qui a pu les rendre plus productifs et leur donner du temps libre : quelque chose dont ils n’avaient jamais pu profiter auparavant.

Il n’y a rien de mal à pratiquer ce que l’on nomme aujourd’hui l’agriculture paysanne” sur une base purement volontaire, au sein d’une communauté de personnes qui aiment à retrouver un contact avec la nature (et/ou s’infliger de terribles maux de dos). En fait, dans un monde occidental d’agriculture mécanisée, il est même soutenable de voir certaines fermes fonctionner de cette façon (même si cela nécessite des subventions accrues), dans le but de satisfaire une clientèle nostalgique. Cependant, ce qui est vraiment troublant, c’est lorsque des militants de l’agroécologie et des institutions internationales censées se consacrer à la lutte contre la pauvreté sont prêts à déformer la réalité scientifique et à imposer leur idéologie à ceux qui peuvent le moins se le permettre.

La conférence de Nairobi

La conférence qui se tiendra au Kenya est une combinaison de deux événements qui devaient initialement être organisés en même temps. “Conférence de l’Afrique de l’Est sur l’intensification de l’agroécologie et du commerce écologique des produits biologiques” et le “1er Congrès panafricain sur les pesticides synthétiques, l’environnement et la santé humaine”. En parcourant la liste des organisateurs et des participants, il est à noter que les agences, institutions et organisations qui ne soutiennent pas l’agroécologie ou qui ont une véritable position scientifique à propos des herbicides et des OGM, ne seront pas présentes. Apparemment, certaines personnes n’étaient pas censées gâcher la fête.

Et ce sera une fête. Du moins, si l’on croit que la fin justifie le fait de diffuser de fausses informations sur les pesticides et les OGM.

Parmi les orateurs figurent les scientifiques Don Huber et Judy Carmen, qui ont tous deux fait des déclarations non-scientifiques – et tout aussi discréditées – sur les OGM. Tyrone Hayes, qui est célèbre pour son affirmation, maintenant défendue par Alex Jones, le conspirationniste de InfoWars, selon qui l’herbicide atrazine “rend les grenouilles homosexuelles“. Une telle invitation serait discréditante pour toute grande organisation, mais apparemment l’ONUAA/FAO ne semble pas s’en soucier.

Par l’intermédiaire des Nations Unies, ces politiques agroécologiques sont de plus en plus exigées par les organisations gouvernementales internationales et les ONG comme condition pour recevoir des aides financières. Maintenant qu’elle s’étend à l’Afrique, qui a désespérément besoin de mécanisation et de méthodes agricoles efficaces, il faut l’appeler pour ce qu’elle est : de l’activisme anti-science, basé sur des fantasmes écologistes. L’agroécologie, en tant que doctrine politique, n’a pas sa place dans le discours politique fondé sur la science et sa promotion – étant donné les connaissances scientifiques dont nous disposons aujourd’hui – est immorale.

L’Occident peut bien supporter de dépenser des quantités de subventions dans des activités peu productives. Vouloir l’imposer comme modèle dans des pays en voie de développement, où la malnutrition fait des ravages, est criminel.

Read more here

Umweltaktivisten und fragwürdige Methoden

Ende Juni veranstaltet das “World Food Preservation Center” in Zusammenarbeit mit der Welternährungsorganisation der Vereinten Nationen, die erste “International Conference on Agroecology Transforming Agriculture & Food Systems in Africa” in Nairobi, Kenia.

Ziel dieser Konferenz ist es, den ökologischen und gentechnikfreien Landbau im Rahmen einer vollständigen “sozioökonomischen Transformation” Afrikas zu fördern. Klingt verwirrend, und ist es auch. Das technische Wort lautet “Agrarökologie”, und will die Landwirtschaft weltweit komplett umkrempeln. Da die Welternährungsorganisation FAObeteiligt ist, geht es um mehr als nur reine Theorie.

Die Faszination für ökologischen Landbau und Bio-Produkte ist nicht neu. Deutschland hat sich zum Ziel gesetzt, bis 2030 eine Bio-Produktion von 20% zu erreichen. Klimafreundliches Wachstum und ökologische Landwirtschaft waren auch auf der Tagesordnung von Prinz Charles und Camilla, die während eines Bayernbesuchs einen Bio-Bauernhof in Glonn besuchten.

Selbst die internationale Entwicklungsgemeinschaft hat sich dem Konzept angeschlossen – allerdings hat sie es auf eine ganz neue Ebene gehoben. Unter der Leitung der Welternährungsorganisation (FAO) basieren Entwicklungsprogramme und -hilfen zunehmend auf dem ideologischen Prinzip der “Agrarökologie”, die neben biologischem Landbau auch eine Reihe von sozialen und wirtschaftlichen Theorien beinhaltet. Das Ziel: Die komplette Transformation der landwirtschaftlichen Produktion und sogar der Gesellschaft.

Nach ihrer ursprünglichen Definition ist die Agrarökologie schlicht die Untersuchung ökologischer Praktiken in der Landwirtschaft. Was als Wissenschaft begann, hat sich jedoch zu einer politischen Doktrin entwickelt, die nicht nur moderne Technologien wie Gentechnik, Pestizide und synthetische Düngemittel ablehnt, sondern ausdrücklich die Vorteile der “bäuerlichen” und “einheimischen” Landwirtschaft lobt. In vielen Fällen werden auch Mechanisierung internationaler Handel abgelehnt.

Es bedarf keinem Historiker um zu verstehen, dass nicht alle Transformationen gut sind. Eine aktuelle Studie von Befürwortern der Agrarökologie ergab, dass die Anwendung ihrer Prinzipien auf Europa die landwirtschaftliche Produktivität im Durchschnitt um 35 % verringern würde. Für die Aktivisten ist das positiv, da die Europäer ihrer Meinung nach ohnehin zu viel essen. Es ist schwer zu erraten, wie ein Rückgang der Produktivität um 35 % – im Anbetracht der großen Anzahl an Menschen, die momentan an Hunger leider – alles andere als eine Katastrophe wäre.

Als jemand aus einer Familie, die bis zum Ende des letzten Weltkriegs Bauern waren, kann ich über die Idee, die Landwirtschaft von Mechanisierung zu befreien nur den Kopf schütteln. Meine Vorfahren arbeiteten 60 Stunden lang in schwerster Feldarbeit, und nur die moderne Landwirtschaft erlaubte ihnen produktiver zu werden und etwas Freizeit zu genießen.

Es ist nichts falsch daran, “bäuerliche Landwirtschaft” auf rein freiwilliger Basis in einer Gemeinschaft von Menschen zu betreiben, die es genießen, eins mit der Natur zu sein . In der Welt der mechanisierten Landwirtschaft ist es sogar hilfreich, wenn einige Betriebe auf diese Weise arbeiten, um nostalgische Kunden zufrieden zu stellen. Wirklich beunruhigend ist jedoch, wenn Agrarökologie-Aktivisten und internationale Institutionen, die sich angeblich der Armutsbekämpfung widmen, bereit sind, die wissenschaftliche Realität zu verzerren und ihre Ideologie denen aufzuzwingen, die sie sich am wenigsten leisten können.

Die Kenia Konferenz

Die Konferenz in Kenia im Juni ist eine Kombination aus zwei Veranstaltungen, die ursprünglich gleichzeitig stattfinden sollten. “The Eastern Africa Conference on Scaling up Agroecology and Ecological Organic Trade” und die “1st All Africa Congress on Synthetic Pesticides, Environment, and Human Health”. Wenn man durch die Liste der Organisatoren und Teilnehmer blättert, ist es bemerkenswertest, dass Agenturen, Institutionen und Organisationen, die die Agrarökologie nicht unterstützen oder eine wissenschaftliche Sichtweise auf Herbizide und GVO (genetisch veränderte Organismen) haben, nicht anwesend sein werden. Anscheinend will man die Feier nicht mit wissenschaftlichen Debatten stören.

Einer der Referenten auf der Konferenz ist Gilles-Eric Séralini, ein französischer Biologe und Anti-GVO-Aktivist. Er ist bekannt für seine Studie aus dem Jahr 2012, in der er behauptet, dass Ratten, die mit gentechnisch verändertem Mais gefüttert wurden, eine größere Anfälligkeit für Tumore verzeichneten. Was folgte, prägte die “Séralini-Affäre”, bei der verschiedene Regulierungsbehörden und Wissenschaftler die Studie wegen tiefer methodischer Mängel ablehnten. Die Studie wurde später zurückgezogen, und vier aktuelle Studien (drei von der EU und eine von der französischen Regierung finanziert) haben die Seralini-These nun vollends widerlegt.

Weitere Redner sind die Wissenschaftler Don Huber und Judy Carmen, die beide ähnlich widerlegte Behauptungen über GVO aufgestellt haben. Hinzu kommt Tyrone Hayes, der für seine Behauptung berühmt ist dass das Herbizid Atrazin, in eigenen Worten, “Frösche schwul macht”. Diese Behauptung wurde durch die (widerlegte) Hayes-Studie stetig vom amerikanischen Verschwörtungstheoretiker Alex Jones, der kürzlich von Facebook gebannt wurde, vertreten.

Die FAO nimmt trotz der wissenschaftlichen Fragen in Sachen Agrarökologie und der fragwürdigen Redner wohl am Ende doch an der Konferenz teil. Dass letztere in Kenia stattfindet, ein Land das dringenden Bedarf an effizienterer Landwirtschaft hat, muss hinterfragt werden. Wenn sich nämlich herausstellt, dass staatliche Gelder in eine ideologisch geprägte Stillstandspolitik in Afrika geflossen sind, und Menschen dadurch zu Schaden gekommen sind, dann muss irgendjemand die Verantwortung übernehmen.

Read more here

Les jeunes manifestants pour le climat seront les gilets jaunes de demain

Depuis des mois, les jeunes marcheurs pour le climat s’emparent de l’Europe. Leurs récentes déclarations nous montrent ce qu’ils veulent vraiment – et c’est exactement ce qu’on pensait.

Ces derniers temps, difficile d’ignorer dans la presse les nombreuses images de grandes manifestations en faveur de “l’action pour le climat”. On y trouve notamment les signes les plus drôles que tiennent de jeunes lycéens, incitant les politiciens à adopter des actions inspirantes.

Jusqu’à présent, ce que les marcheurs du climat espéraient réellement réaliser n’était pas tout à fait clair.

Pour la plupart, les activistes déplorent simplement que les politiciens et les riches restent les bras croisés alors que la planète tend vers son inévitable effondrement, prévu pour dans 12 ans.

Leur symbole : Greta Thunberg, élève de secondaire de 16 ans, qui a initié le mouvement avec sa “grève scolaire” pour le climat.

Mais à l’approche de ses 18 ans, âge officiellement requis pour se présenter aux élections législatives en Suède, son pays d’origine, il lui est désormais crucial d’avoir un programme politique clair. La question est : que faire exactement contre la catastrophe climatique ?

Ces jeunes gens voudront commencer “doucement”, en exigeant simplement que toutes les émissions de carbone cessent immédiatement. Un exemple ? Annuler l’expansion vitale de l’aéroport de Copenhague, dont la jeune fille suédoise parle dans un tweet.

tweet de Greta Thunberg

“L’erreur la plus dangereuse que l’on puisse faire quant à la crise climatique est peut-être de penser que nous devons ‘réduire’ nos émissions. Parce que c’est loin de suffire. Nos émissions doivent cesser si nous voulons rester sous les 1,5/2° de réchauffement. Cela exclut la plupart des politiques actuelles. Y compris l’extension d’un aéroport.”

Une combinaison parfaite

La fin du monde approche et les jeunes nous rappellent que nous devons agir. C’est la combinaison parfaite pour l’activisme : comme vous n’êtes pas soumis aux normes politiques des adultes, vous avez une sympathie instantanée, et le facteur médiatique est énorme.

Tout le monde peut se sentir vertueux en applaudissant la foule de jeunes marcheurs pour le climat… jusqu’à découvrir ce que cela signifie dans la pratique.

Le nombre de pays participant aux manifestations “Fridays For Future/vendredis pour l’avenir” n’est pas négligeable, mais ce sont des militants allemands qui ont été parmi les premiers à publier une liste complète de revendications qui fait écho aux sentiments des gens de la rue.

Le document exige le respect des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat de 2015 pour ne pas dépasser la barre des 1,5°C d’augmentation de la température.

Pour ce faire, l’Allemagne (un pays qui dépend fortement de la production industrielle et du commerce international) devrait atteindre l’objectif de zéro émissions nettes d’ici 2035, d’une élimination complète de l’énergie au charbon d’ici 2030 et d’une utilisation totale des sources d’énergie renouvelables d’ici 2035.

Rappelons que l’Allemagne a commencé à éliminer progressivement l’énergie nucléaire après l’incident de Fukushima, au Japon, en 2011, et s’appuie davantage sur le charbon et le gaz pour maintenir la stabilité énergétique. Cette Energiewende (transition énergétique) a entraîné une augmentation des prix de l’électricité.

Le retour de la taxe carbone

Au-delà d’un simple changement dans la politique énergétique du pays, les marcheurs réclament une taxe carbone lourde, qu’ils fixent à 180€ par tonne de CO2. Même l’économiste Joseph Stiglitz, qu’on peut difficilement qualifier de défenseur de l’économie de marché, estime que ce montant ne sera que de 40$ à 80$ l’année prochaine et ne représentera que la moitié de cette estimation en 2030.

Le magazine allemand Der Spiegel a calculé ce qu’un prix de 180€ par tonne de CO2 signifierait en pratique pour les consommateurs. En voici quelques exemples :

1 litre d’essence : émissions de CO2 de 2,37 kg. Frais supplémentaires : 0,43 €

1 litre de diesel : émissions de CO2 de 2,65 kg. Frais supplémentaires : 0,47 €

1 an d’électricité, ménage moyen de trois personnes dans une maison individuelle sans production d’eau chaude sanitaire, mix électrique 2017 : émissions de CO2 de 1 760 kg. Frais supplémentaires : 317 €

1 kilogramme de bœuf (aliments congelés) : émissions de CO2 de 14,34 kg. Frais supplémentaires : 2,58 €

1 litre de lait : émissions de CO2 de 0,92 kg. Frais supplémentaires : 0,17 €

iPhone X (2017) : émissions de CO2 de 79 kg. Frais supplémentaires : 14,20 €

Vol direct Düsseldorf-New York et retour, classe économique : émissions de CO2 de 3,65 tonnes. Frais supplémentaires : 657 €

Vol Francfort-Auckland via Dubaï, aller-retour, classe économique : émissions de CO2 de 11,71 tonnes. Frais supplémentaires : 2 107 €

L’augmentation du prix du carburant devrait particulièrement attirer l’attention. Y a-t-il eu pareille tentative de taxe de la part des politiciens récemment ? Oui… et même eux n’ont pas tenté une politique fiscale aussi radicale.

Bref.

L’estimation la plus élevée possible des coûts potentiels d’une tonne de CO2, l’explosion des prix à la consommation qui en résulte, montrent le véritable visage de l’écologie : des personnes sans connaissances financières qui ne cherchent pas à trouver des solutions innovantes, mais plutôt à réduire la consommation tout court.

Si vous êtes de la classe moyenne supérieure, 17 centimes de plus par litre de lait ne sera pas la fin du monde. Mais comme ces coûts s’additionnent, les ménages à faible revenu ne pourront bientôt plus se permettre certains produits.

C’est là le véritable objectif final : surtaxer les pauvres pour qu’ils arrêtent de consommer. Que cela vienne d’une génération de nantis qui résident en Allemagne et dans de nombreux pays scandinaves est d’autant plus stupéfiant.

L’avion consomme de moins en moins de carburant et les gens sont de plus en plus conscients que polluer est un problème à la fois esthétique et environnemental. Il n’est pas possible de s’attendre à des changements considérables immédiatement suite à l’indignation des jeunes et, surtout, cela nuira aux ménages à faible revenu qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

Le jour où ils auront réalisé ce qu’impliquent leurs prescriptions politiques, ces marcheurs du climat mettront leur gilet jaune.

Read more here

It’s time to let Europe go supersonic

When France built its high-speed rail network, it revolutionised the way we looked at train traevl. What takes 4-5 hours by long-distance bus from Brussels to Paris can now be completed in just over an hour with a Thalys train. Dumping slow regional trains for fast and futuristic new models has brought more comfort and time-efficiency to consumers.

In aviation however, the opposite is the case. Since the 1960s, air travel hasn’t gotten any faster. According to Kate Repantis from MIT cruising speeds for commercial airliners today range between about 480 and 510 knots, compared to 525 knots for the Boeing 707, a mainstay of 1960s jet travel.

The reason for that is fuel-efficiency, which translates into cost-efficiency. While pilots have attempted to find the most efficient flight routes, it is slowing flights down which has effectively reduced fuel consumption. According to a story from NBC News in 2008, JetBlue saved about $13.6 million a year in jet fuel by adding just under two minutes to its flights.

But slowing things down doesn’t need to be the only alternative, and it will certainly shock passengers to learn that flight times are actually longer than 60 years ago. We can look at it this way: old regional trains are less electricity-consuming than current high-speed trains going at over 300 km/h, but there is precious little demand to bring travel times between Paris and London back to seven hours. In fact, as we use high-speed rail continuously, the technology improves and energy consumption is reduced. The same dynamic ought to work in aviation.

Supersonic planes have been out of the discussion in Europe for a while, but new innovations should make us reconsider our approach to this technology.

For long-distance intercontinental flights, supersonic planes cut flight time by more than half.  For instance, London-New York would go down from 7 hours to just 3 hours and 15 minutes.

Granted, the fuel-efficiency of current supersonic models isn’t yet ideal, but for a (re)emerging industry the only way from here is up. When considering the evolution of regular planes, which have become 80 per cent more efficient than the first airliners, there are good grounds for optimism about supersonic planes. What’s more, producers of supersonic planes are also supportive of alternative fuel use, a key part of the UN’s 2020 plan for carbon-neutral growth.

Faster flight times for consumers who like innovative solutions to environmental problems. What’s not to like?

The biggest catch is noise levels. As someone who grew up in a town neighbouring an airport, and having lived there almost 20 years, I know the differing views on airport noises. Many in my home village would defend the airport for economic reasons, while others would rally in associations of concerned citizens, fighting the airport one plane at a time. Over the years, their demands have found less support, because as planes became more efficient, they also made less noise.

Here is where supersonic planes aren’t starting from scratch either. While these aircrafts are louder on landing and take-off, new models, like Boom’s futuristic looking Overture,  are 100 times less noisy than the Concorde was. Furthermore, it would be important to compare those things that are comparable, in the same way that wouldn’t equate a regional jet with a large A380 with over 800 passengers. So yes, supersonic planes would be, at least for now, noisier. At the same time, the trade-off would entail faster travel times and the promise of lower emissions down the line.

The least we can do to increase consumer choice in this area is give supersonic a chance. Current regulations are not supportive of the fact that supersonic planes are fundamentally different than regular, subsonic, aircraft. There is a balance that both consumers and concerned citizens can strike, which looks at the questions of A) what we can realistically achieve in terms of reducing noise, and B) the advantageous trade-offs we’d get as a return of allowing Europe to go supersonic.

Les jeunes manifestants pour le climat seront les gilets jaunes de demain

Depuis des mois, les jeunes marcheurs pour le climat s’emparent de l’Europe. Leurs récentes déclarations nous montrent ce qu’ils veulent vraiment – et c’est exactement ce qu’on pensait.

Ces derniers temps, difficile d’ignorer dans la presse les nombreuses images de grandes manifestations en faveur de “l’action pour le climat”. On y trouve notamment les signes les plus drôles que tiennent de jeunes lycéens, incitant les politiciens à adopter des actions inspirantes.

Jusqu’à présent, ce que les marcheurs du climat espéraient réellement réaliser n’était pas tout à fait clair.

Pour la plupart, les activistes déplorent simplement que les politiciens et les riches restent les bras croisés alors que la planète tend vers son inévitable effondrement, prévu pour dans 12 ans.

Leur symbole : Greta Thunberg, élève de secondaire de 16 ans, qui a initié le mouvement avec sa “grève scolaire” pour le climat.

Mais à l’approche de ses 18 ans, âge officiellement requis pour se présenter aux élections législatives en Suède, son pays d’origine, il lui est désormais crucial d’avoir un programme politique clair. La question est : que faire exactement contre la catastrophe climatique ?

Ces jeunes gens voudront commencer “doucement”, en exigeant simplement que toutes les émissions de carbone cessent immédiatement. Un exemple ? Annuler l’expansion vitale de l’aéroport de Copenhague, dont la jeune fille suédoise parle dans un tweet.

tweet de Greta Thunberg

“L’erreur la plus dangereuse que l’on puisse faire quant à la crise climatique est peut-être de penser que nous devons ‘réduire’ nos émissions. Parce que c’est loin de suffire. Nos émissions doivent cesser si nous voulons rester sous les 1,5/2° de réchauffement. Cela exclut la plupart des politiques actuelles. Y compris l’extension d’un aéroport.”

Une combinaison parfaite

La fin du monde approche et les jeunes nous rappellent que nous devons agir. C’est la combinaison parfaite pour l’activisme : comme vous n’êtes pas soumis aux normes politiques des adultes, vous avez une sympathie instantanée, et le facteur médiatique est énorme.

Tout le monde peut se sentir vertueux en applaudissant la foule de jeunes marcheurs pour le climat… jusqu’à découvrir ce que cela signifie dans la pratique.

Le nombre de pays participant aux manifestations “Fridays For Future/vendredis pour l’avenir” n’est pas négligeable, mais ce sont des militants allemands qui ont été parmi les premiers à publier une liste complète de revendicationsqui fait écho aux sentiments des gens de la rue.

Le document exige le respect des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat de 2015 pour ne pas dépasser la barre des 1,5°C d’augmentation de la température.

Pour ce faire, l’Allemagne (un pays qui dépend fortement de la production industrielle et du commerce international) devrait atteindre l’objectif de zéro émissions nettes d’ici 2035, d’une élimination complète de l’énergie au charbon d’ici 2030 et d’une utilisation totale des sources d’énergie renouvelables d’ici 2035.

Rappelons que l’Allemagne a commencé à éliminer progressivement l’énergie nucléaire après l’incident de Fukushima, au Japon, en 2011, et s’appuie davantage sur le charbon et le gaz pour maintenir la stabilité énergétique. Cette Energiewende (transition énergétique) a entraîné une augmentation des prix de l’électricité.

Le retour de la taxe carbone

Au-delà d’un simple changement dans la politique énergétique du pays, les marcheurs réclament une taxe carbone lourde, qu’ils fixent à 180€ par tonne de CO2. Même l’économiste Joseph Stiglitz, qu’on peut difficilement qualifier de défenseur de l’économie de marché, estime que ce montant ne sera que de 40$ à 80$ l’année prochaine et ne représentera que la moitié de cette estimation en 2030.

Le magazine allemand Der Spiegel a calculé ce qu’un prix de 180€ par tonne de CO2 signifierait en pratique pour les consommateurs. En voici quelques exemples :

  • 1 litre d’essence : émissions de CO2 de 2,37 kg. Frais supplémentaires : 0,43 €
  • 1 litre de diesel : émissions de CO2 de 2,65 kg. Frais supplémentaires : 0,47 €
  • 1 an d’électricité, ménage moyen de trois personnes dans une maison individuelle sans production d’eau chaude sanitaire, mix électrique 2017 : émissions de CO2 de 1 760 kg. Frais supplémentaires : 317 €
  • 1 kilogramme de bœuf (aliments congelés) : émissions de CO2 de 14,34 kg. Frais supplémentaires : 2,58 €
  • 1 litre de lait : émissions de CO2 de 0,92 kg. Frais supplémentaires : 0,17 €
  • iPhone X (2017) : émissions de CO2 de 79 kg. Frais supplémentaires : 14,20 €
  • Vol direct Düsseldorf-New York et retour, classe économique : émissions de CO2 de 3,65 tonnes. Frais supplémentaires : 657 €
  • Vol Francfort-Auckland via Dubaï, aller-retour, classe économique : émissions de CO2 de 11,71 tonnes. Frais supplémentaires : 2 107 €

L’augmentation du prix du carburant devrait particulièrement attirer l’attention. Y a-t-il eu pareille tentative de taxe de la part des politiciens récemment ? Oui… et même eux n’ont pas tenté une politique fiscale aussi radicale.

Bref.

L’estimation la plus élevée possible des coûts potentiels d’une tonne de CO2, l’explosion des prix à la consommation qui en résulte, montrent le véritable visage de l’écologie : des personnes sans connaissances financières qui ne cherchent pas à trouver des solutions innovantes, mais plutôt à réduire la consommation tout court.

Si vous êtes de la classe moyenne supérieure, 17 centimes de plus par litre de lait ne sera pas la fin du monde. Mais comme ces coûts s’additionnent, les ménages à faible revenu ne pourront bientôt plus se permettre certains produits.

C’est là le véritable objectif final : surtaxer les pauvres pour qu’ils arrêtent de consommer. Que cela vienne d’une génération de nantis qui résident en Allemagne et dans de nombreux pays scandinaves est d’autant plus stupéfiant.

L’avion consomme de moins en moins de carburant et les gens sont de plus en plus conscients que polluer est un problème à la fois esthétique et environnemental. Il n’est pas possible de s’attendre à des changements considérables immédiatement suite à l’indignation des jeunes et, surtout, cela nuira aux ménages à faible revenu qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

Le jour où ils auront réalisé ce qu’impliquent leurs prescriptions politiques, ces marcheurs du climat mettront leur gilet jaune.

Read more here

Maine first state to ban single-use foam

It has been stated that polystyrene is non-recyclable, but Jeff Stier of the Consumer Choice Center says these foam products can indeed be recycled.

OneNewsNow interviewed Stier, a New York resident, after The Big Apple announced a ban on foam cups and containers.

Read more here

Scroll to top