Environment

Les jeunes manifestants pour le climat seront les gilets jaunes de demain

Depuis des mois, les jeunes marcheurs pour le climat s’emparent de l’Europe. Leurs récentes déclarations nous montrent ce qu’ils veulent vraiment – et c’est exactement ce qu’on pensait.

Ces derniers temps, difficile d’ignorer dans la presse les nombreuses images de grandes manifestations en faveur de “l’action pour le climat”. On y trouve notamment les signes les plus drôles que tiennent de jeunes lycéens, incitant les politiciens à adopter des actions inspirantes.

Jusqu’à présent, ce que les marcheurs du climat espéraient réellement réaliser n’était pas tout à fait clair.

Pour la plupart, les activistes déplorent simplement que les politiciens et les riches restent les bras croisés alors que la planète tend vers son inévitable effondrement, prévu pour dans 12 ans.

Leur symbole : Greta Thunberg, élève de secondaire de 16 ans, qui a initié le mouvement avec sa “grève scolaire” pour le climat.

Mais à l’approche de ses 18 ans, âge officiellement requis pour se présenter aux élections législatives en Suède, son pays d’origine, il lui est désormais crucial d’avoir un programme politique clair. La question est : que faire exactement contre la catastrophe climatique ?

Ces jeunes gens voudront commencer “doucement”, en exigeant simplement que toutes les émissions de carbone cessent immédiatement. Un exemple ? Annuler l’expansion vitale de l’aéroport de Copenhague, dont la jeune fille suédoise parle dans un tweet.

tweet de Greta Thunberg

“L’erreur la plus dangereuse que l’on puisse faire quant à la crise climatique est peut-être de penser que nous devons ‘réduire’ nos émissions. Parce que c’est loin de suffire. Nos émissions doivent cesser si nous voulons rester sous les 1,5/2° de réchauffement. Cela exclut la plupart des politiques actuelles. Y compris l’extension d’un aéroport.”

Une combinaison parfaite

La fin du monde approche et les jeunes nous rappellent que nous devons agir. C’est la combinaison parfaite pour l’activisme : comme vous n’êtes pas soumis aux normes politiques des adultes, vous avez une sympathie instantanée, et le facteur médiatique est énorme.

Tout le monde peut se sentir vertueux en applaudissant la foule de jeunes marcheurs pour le climat… jusqu’à découvrir ce que cela signifie dans la pratique.

Le nombre de pays participant aux manifestations “Fridays For Future/vendredis pour l’avenir” n’est pas négligeable, mais ce sont des militants allemands qui ont été parmi les premiers à publier une liste complète de revendications qui fait écho aux sentiments des gens de la rue.

Le document exige le respect des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat de 2015 pour ne pas dépasser la barre des 1,5°C d’augmentation de la température.

Pour ce faire, l’Allemagne (un pays qui dépend fortement de la production industrielle et du commerce international) devrait atteindre l’objectif de zéro émissions nettes d’ici 2035, d’une élimination complète de l’énergie au charbon d’ici 2030 et d’une utilisation totale des sources d’énergie renouvelables d’ici 2035.

Rappelons que l’Allemagne a commencé à éliminer progressivement l’énergie nucléaire après l’incident de Fukushima, au Japon, en 2011, et s’appuie davantage sur le charbon et le gaz pour maintenir la stabilité énergétique. Cette Energiewende (transition énergétique) a entraîné une augmentation des prix de l’électricité.

Le retour de la taxe carbone

Au-delà d’un simple changement dans la politique énergétique du pays, les marcheurs réclament une taxe carbone lourde, qu’ils fixent à 180€ par tonne de CO2. Même l’économiste Joseph Stiglitz, qu’on peut difficilement qualifier de défenseur de l’économie de marché, estime que ce montant ne sera que de 40$ à 80$ l’année prochaine et ne représentera que la moitié de cette estimation en 2030.

Le magazine allemand Der Spiegel a calculé ce qu’un prix de 180€ par tonne de CO2 signifierait en pratique pour les consommateurs. En voici quelques exemples :

1 litre d’essence : émissions de CO2 de 2,37 kg. Frais supplémentaires : 0,43 €

1 litre de diesel : émissions de CO2 de 2,65 kg. Frais supplémentaires : 0,47 €

1 an d’électricité, ménage moyen de trois personnes dans une maison individuelle sans production d’eau chaude sanitaire, mix électrique 2017 : émissions de CO2 de 1 760 kg. Frais supplémentaires : 317 €

1 kilogramme de bœuf (aliments congelés) : émissions de CO2 de 14,34 kg. Frais supplémentaires : 2,58 €

1 litre de lait : émissions de CO2 de 0,92 kg. Frais supplémentaires : 0,17 €

iPhone X (2017) : émissions de CO2 de 79 kg. Frais supplémentaires : 14,20 €

Vol direct Düsseldorf-New York et retour, classe économique : émissions de CO2 de 3,65 tonnes. Frais supplémentaires : 657 €

Vol Francfort-Auckland via Dubaï, aller-retour, classe économique : émissions de CO2 de 11,71 tonnes. Frais supplémentaires : 2 107 €

L’augmentation du prix du carburant devrait particulièrement attirer l’attention. Y a-t-il eu pareille tentative de taxe de la part des politiciens récemment ? Oui… et même eux n’ont pas tenté une politique fiscale aussi radicale.

Bref.

L’estimation la plus élevée possible des coûts potentiels d’une tonne de CO2, l’explosion des prix à la consommation qui en résulte, montrent le véritable visage de l’écologie : des personnes sans connaissances financières qui ne cherchent pas à trouver des solutions innovantes, mais plutôt à réduire la consommation tout court.

Si vous êtes de la classe moyenne supérieure, 17 centimes de plus par litre de lait ne sera pas la fin du monde. Mais comme ces coûts s’additionnent, les ménages à faible revenu ne pourront bientôt plus se permettre certains produits.

C’est là le véritable objectif final : surtaxer les pauvres pour qu’ils arrêtent de consommer. Que cela vienne d’une génération de nantis qui résident en Allemagne et dans de nombreux pays scandinaves est d’autant plus stupéfiant.

L’avion consomme de moins en moins de carburant et les gens sont de plus en plus conscients que polluer est un problème à la fois esthétique et environnemental. Il n’est pas possible de s’attendre à des changements considérables immédiatement suite à l’indignation des jeunes et, surtout, cela nuira aux ménages à faible revenu qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

Le jour où ils auront réalisé ce qu’impliquent leurs prescriptions politiques, ces marcheurs du climat mettront leur gilet jaune.

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It’s time to let Europe go supersonic

When France built its high-speed rail network, it revolutionised the way we looked at train traevl. What takes 4-5 hours by long-distance bus from Brussels to Paris can now be completed in just over an hour with a Thalys train. Dumping slow regional trains for fast and futuristic new models has brought more comfort and time-efficiency to consumers.

In aviation however, the opposite is the case. Since the 1960s, air travel hasn’t gotten any faster. According to Kate Repantis from MIT cruising speeds for commercial airliners today range between about 480 and 510 knots, compared to 525 knots for the Boeing 707, a mainstay of 1960s jet travel.

The reason for that is fuel-efficiency, which translates into cost-efficiency. While pilots have attempted to find the most efficient flight routes, it is slowing flights down which has effectively reduced fuel consumption. According to a story from NBC News in 2008, JetBlue saved about $13.6 million a year in jet fuel by adding just under two minutes to its flights.

But slowing things down doesn’t need to be the only alternative, and it will certainly shock passengers to learn that flight times are actually longer than 60 years ago. We can look at it this way: old regional trains are less electricity-consuming than current high-speed trains going at over 300 km/h, but there is precious little demand to bring travel times between Paris and London back to seven hours. In fact, as we use high-speed rail continuously, the technology improves and energy consumption is reduced. The same dynamic ought to work in aviation.

Supersonic planes have been out of the discussion in Europe for a while, but new innovations should make us reconsider our approach to this technology.

For long-distance intercontinental flights, supersonic planes cut flight time by more than half.  For instance, London-New York would go down from 7 hours to just 3 hours and 15 minutes.

Granted, the fuel-efficiency of current supersonic models isn’t yet ideal, but for a (re)emerging industry the only way from here is up. When considering the evolution of regular planes, which have become 80 per cent more efficient than the first airliners, there are good grounds for optimism about supersonic planes. What’s more, producers of supersonic planes are also supportive of alternative fuel use, a key part of the UN’s 2020 plan for carbon-neutral growth.

Faster flight times for consumers who like innovative solutions to environmental problems. What’s not to like?

The biggest catch is noise levels. As someone who grew up in a town neighbouring an airport, and having lived there almost 20 years, I know the differing views on airport noises. Many in my home village would defend the airport for economic reasons, while others would rally in associations of concerned citizens, fighting the airport one plane at a time. Over the years, their demands have found less support, because as planes became more efficient, they also made less noise.

Here is where supersonic planes aren’t starting from scratch either. While these aircrafts are louder on landing and take-off, new models, like Boom’s futuristic looking Overture,  are 100 times less noisy than the Concorde was. Furthermore, it would be important to compare those things that are comparable, in the same way that wouldn’t equate a regional jet with a large A380 with over 800 passengers. So yes, supersonic planes would be, at least for now, noisier. At the same time, the trade-off would entail faster travel times and the promise of lower emissions down the line.

The least we can do to increase consumer choice in this area is give supersonic a chance. Current regulations are not supportive of the fact that supersonic planes are fundamentally different than regular, subsonic, aircraft. There is a balance that both consumers and concerned citizens can strike, which looks at the questions of A) what we can realistically achieve in terms of reducing noise, and B) the advantageous trade-offs we’d get as a return of allowing Europe to go supersonic.

Les jeunes manifestants pour le climat seront les gilets jaunes de demain

Depuis des mois, les jeunes marcheurs pour le climat s’emparent de l’Europe. Leurs récentes déclarations nous montrent ce qu’ils veulent vraiment – et c’est exactement ce qu’on pensait.

Ces derniers temps, difficile d’ignorer dans la presse les nombreuses images de grandes manifestations en faveur de “l’action pour le climat”. On y trouve notamment les signes les plus drôles que tiennent de jeunes lycéens, incitant les politiciens à adopter des actions inspirantes.

Jusqu’à présent, ce que les marcheurs du climat espéraient réellement réaliser n’était pas tout à fait clair.

Pour la plupart, les activistes déplorent simplement que les politiciens et les riches restent les bras croisés alors que la planète tend vers son inévitable effondrement, prévu pour dans 12 ans.

Leur symbole : Greta Thunberg, élève de secondaire de 16 ans, qui a initié le mouvement avec sa “grève scolaire” pour le climat.

Mais à l’approche de ses 18 ans, âge officiellement requis pour se présenter aux élections législatives en Suède, son pays d’origine, il lui est désormais crucial d’avoir un programme politique clair. La question est : que faire exactement contre la catastrophe climatique ?

Ces jeunes gens voudront commencer “doucement”, en exigeant simplement que toutes les émissions de carbone cessent immédiatement. Un exemple ? Annuler l’expansion vitale de l’aéroport de Copenhague, dont la jeune fille suédoise parle dans un tweet.

tweet de Greta Thunberg

“L’erreur la plus dangereuse que l’on puisse faire quant à la crise climatique est peut-être de penser que nous devons ‘réduire’ nos émissions. Parce que c’est loin de suffire. Nos émissions doivent cesser si nous voulons rester sous les 1,5/2° de réchauffement. Cela exclut la plupart des politiques actuelles. Y compris l’extension d’un aéroport.”

Une combinaison parfaite

La fin du monde approche et les jeunes nous rappellent que nous devons agir. C’est la combinaison parfaite pour l’activisme : comme vous n’êtes pas soumis aux normes politiques des adultes, vous avez une sympathie instantanée, et le facteur médiatique est énorme.

Tout le monde peut se sentir vertueux en applaudissant la foule de jeunes marcheurs pour le climat… jusqu’à découvrir ce que cela signifie dans la pratique.

Le nombre de pays participant aux manifestations “Fridays For Future/vendredis pour l’avenir” n’est pas négligeable, mais ce sont des militants allemands qui ont été parmi les premiers à publier une liste complète de revendicationsqui fait écho aux sentiments des gens de la rue.

Le document exige le respect des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat de 2015 pour ne pas dépasser la barre des 1,5°C d’augmentation de la température.

Pour ce faire, l’Allemagne (un pays qui dépend fortement de la production industrielle et du commerce international) devrait atteindre l’objectif de zéro émissions nettes d’ici 2035, d’une élimination complète de l’énergie au charbon d’ici 2030 et d’une utilisation totale des sources d’énergie renouvelables d’ici 2035.

Rappelons que l’Allemagne a commencé à éliminer progressivement l’énergie nucléaire après l’incident de Fukushima, au Japon, en 2011, et s’appuie davantage sur le charbon et le gaz pour maintenir la stabilité énergétique. Cette Energiewende (transition énergétique) a entraîné une augmentation des prix de l’électricité.

Le retour de la taxe carbone

Au-delà d’un simple changement dans la politique énergétique du pays, les marcheurs réclament une taxe carbone lourde, qu’ils fixent à 180€ par tonne de CO2. Même l’économiste Joseph Stiglitz, qu’on peut difficilement qualifier de défenseur de l’économie de marché, estime que ce montant ne sera que de 40$ à 80$ l’année prochaine et ne représentera que la moitié de cette estimation en 2030.

Le magazine allemand Der Spiegel a calculé ce qu’un prix de 180€ par tonne de CO2 signifierait en pratique pour les consommateurs. En voici quelques exemples :

  • 1 litre d’essence : émissions de CO2 de 2,37 kg. Frais supplémentaires : 0,43 €
  • 1 litre de diesel : émissions de CO2 de 2,65 kg. Frais supplémentaires : 0,47 €
  • 1 an d’électricité, ménage moyen de trois personnes dans une maison individuelle sans production d’eau chaude sanitaire, mix électrique 2017 : émissions de CO2 de 1 760 kg. Frais supplémentaires : 317 €
  • 1 kilogramme de bœuf (aliments congelés) : émissions de CO2 de 14,34 kg. Frais supplémentaires : 2,58 €
  • 1 litre de lait : émissions de CO2 de 0,92 kg. Frais supplémentaires : 0,17 €
  • iPhone X (2017) : émissions de CO2 de 79 kg. Frais supplémentaires : 14,20 €
  • Vol direct Düsseldorf-New York et retour, classe économique : émissions de CO2 de 3,65 tonnes. Frais supplémentaires : 657 €
  • Vol Francfort-Auckland via Dubaï, aller-retour, classe économique : émissions de CO2 de 11,71 tonnes. Frais supplémentaires : 2 107 €

L’augmentation du prix du carburant devrait particulièrement attirer l’attention. Y a-t-il eu pareille tentative de taxe de la part des politiciens récemment ? Oui… et même eux n’ont pas tenté une politique fiscale aussi radicale.

Bref.

L’estimation la plus élevée possible des coûts potentiels d’une tonne de CO2, l’explosion des prix à la consommation qui en résulte, montrent le véritable visage de l’écologie : des personnes sans connaissances financières qui ne cherchent pas à trouver des solutions innovantes, mais plutôt à réduire la consommation tout court.

Si vous êtes de la classe moyenne supérieure, 17 centimes de plus par litre de lait ne sera pas la fin du monde. Mais comme ces coûts s’additionnent, les ménages à faible revenu ne pourront bientôt plus se permettre certains produits.

C’est là le véritable objectif final : surtaxer les pauvres pour qu’ils arrêtent de consommer. Que cela vienne d’une génération de nantis qui résident en Allemagne et dans de nombreux pays scandinaves est d’autant plus stupéfiant.

L’avion consomme de moins en moins de carburant et les gens sont de plus en plus conscients que polluer est un problème à la fois esthétique et environnemental. Il n’est pas possible de s’attendre à des changements considérables immédiatement suite à l’indignation des jeunes et, surtout, cela nuira aux ménages à faible revenu qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

Le jour où ils auront réalisé ce qu’impliquent leurs prescriptions politiques, ces marcheurs du climat mettront leur gilet jaune.

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Maine first state to ban single-use foam

It has been stated that polystyrene is non-recyclable, but Jeff Stier of the Consumer Choice Center says these foam products can indeed be recycled.

OneNewsNow interviewed Stier, a New York resident, after The Big Apple announced a ban on foam cups and containers.

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