La prolifération des moustiques est un problème qu’il faut résoudre
Gatineau, 12 juin 2026 – Le Consumer Choice Center appelle aujourd’hui la Ville de Gatineau à reconsidérer son interdiction du Bacillus thuringiensis israelensis (Bti), un biopesticide naturel dont l’usage a été abandonné en 2023 au nom du principe de précaution, laissant les cours d’école envahies par les moustiques et les enfants confinés à l’intérieur.
« Le gouvernement du Québec lui-même ne l’interdit pas », rappelle Bill Wirtz, analyste des politiques publiques au Consumer Choice Center. « Ce sont les municipalités qui ont décidé, dans un élan de zèle réglementaire, d’aller plus loin que la science ne l’exige. »
À l’Académie Trivium, la situation est devenue intenable. Les récréations se tiennent désormais à l’intérieur. La cérémonie de remise de diplômes de fin d’année également. La réponse de la Ville aux parents inquiets : portez des vêtements longs et appliquez du chasse-moustique. « Quand une municipalité n’a plus de solution à offrir à ses citoyens, elle leur conseille de se débrouiller seuls — et appelle ça de la responsabilité individuelle », observe Wirtz.
La situation est d’autant plus préoccupante que le moustique tigre asiatique, vecteur de maladies tropicales, a déjà été détecté dans le sud de l’Ontario, et que des chercheurs canadiens travaillent activement à de nouvelles méthodes de contrôle face à cette menace croissante. « Gatineau n’a évalué aucune méthode alternative depuis l’interdiction », souligne Wirtz. « Le principe de précaution protège peut-être des chironomes hypothétiques. Il sacrifie certainement des récréations bien réelles. »
« Une ville qui interdit l’outil qui fonctionne, refuse d’en chercher un autre, et dit aux enfants de rentrer à l’intérieur n’applique pas le principe de précaution. Elle abdique ses responsabilités. »