
Chefferies PLQ et CAQ : défendre les consommateurs avant d’importer le modèle européen
QUÉBEC – Après une période mouvementée dans la politique québécoise, deux partis tiendront des élections dans les prochains mois afin de déterminer la vision de leur parti en vue de l’élection générale d’octobre.
Ces courses surviennent alors que des décisions commerciales majeures risquent d’avoir un impact direct sur le prix des aliments et sur l’autonomie réglementaire du Québec.
YAËL OSSOWSKI, directeur adjoint du Centre pour le choix du consommateur (CCC), déclare :
« Nous, Québécois, méritons des leaders qui défendent les consommateurs et les agriculteurs québécois dont nous dépendons. Pour maintenir des aliments abordables, les futurs chefs doivent soutenir la concurrence, l’innovation agricole et un modèle ouvert — pas importer un système européen qui restreint les agriculteurs et fait grimper les prix. »
L’UE impose ses règles restrictives aux exportateurs québécois
L’Union européenne impose maintenant des “clauses miroirs” dans son commerce extérieur : si des produits alimentaires canadiens contiennent des résidus de pesticides non autorisés en Europe—même s’ils sont approuvés au Canada—leur importation sera illégale.
« Les clauses miroirs enfreignent les règles du commerce international. L’Europe peut fixer ses propres normes, mais elle n’a pas le droit d’imposer ces règles à ses partenaires commerciaux, surtout quand cela fera augmenter les prix pour les consommateurs au Québec, » explique Ossowski.
« Les autorités européennes, canadiennes et québécoises arrivent à des conclusions différentes sur ces produits parce que l’Europe applique le principe de précaution—une méthode idéologique et non fondée sur l’évaluation scientifique des risques. Le résultat ? Des prix alimentaires en hausse et des agriculteurs en révolte partout en Europe. »
Le Québec doit résister à l’ingérence de Bruxelles
Même si le Québec applique déjà certaines réglementations qui lui sont propres, l’UE continue d’agir en dehors des règles de l’Organisation mondiale du commerce. Ottawa doit réagir, et les futurs chefs québécois doivent aussi prendre position.
« Si les décideurs politiques croient que les règles agricoles devraient être établies à Québec ou à Ottawa—et non à Bruxelles—ils doivent le dire clairement pendant leur campagne et défendre nos agriculteurs et nos consommateurs contre cette ingérence, » conclut Ossowski.
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Le Centre pour le choix du consommateur (CCC) est un groupe indépendant et non partisan de défense des consommateurs qui fait la promotion des avantages de la liberté de choix, de l’innovation et de l’abondance dans la vie quotidienne des consommateurs dans plus de 100 pays. Nous surveillons de près les tendances réglementaires à Québec, Washington, Bruxelles, Ottawa, Brasilia, Londres et Genève.
Pour en savoir plus, visitez consumerchoicecenter.org


