Pourquoi le gouvernement finance-t-il son propre lobbying ? Il est temps de mettre fin à ce processus corrompu.

Donald Trump a provoqué une onde de choc dans l’écosystème des ONG américaines avec son exécutif Décret suspendant le financement fédéral, dans l'attente d'un examen, des organisations considérées comme « portant atteinte à la sécurité nationale ». Ce qui relève de cette catégorie est opaque, mais, de manière générale, le principe est que le financement est suspendu jusqu'à ce que l'administration Trump puisse examiner la façon dont les fonds sont dépensés, notamment pour s'assurer qu'elle n'utilise pas l'argent des contribuables pour financer des organisations qui compromettent les politiques de Trump. Quoi qu'on puisse penser du président Trump, la logique de ce décret est logique.

Ironiquement, le même problème fait également la une des journaux en Europe en ce moment, où la Commission européenne a concédé que des fonds publics ont été utilisés pour financer des ONG qui se retournent et font pression sur les députés européens pour obtenir un changement de politique.

Pourquoi est-ce important pour le Canada ? Eh bien, c’est important parce que nous sommes confrontés au même problème ici, au Canada, notamment en matière de lobbying en matière de santé publique.

Dans OctobreMédecins pour un Canada sans fumée, les gardiens autoproclamés de la santé publique, ont manifesté sur la Colline du Parlement pour exiger la démission de Ya'ara Saks, ministre des Dépendances, pour son incapacité présumée à lutter contre l'industrie du vapotage. Ils ont réclamé l'interdiction de toutes les cigarettes électroniques aromatisées, insistant sur le fait que seules les cigarettes électroniques aromatisées au tabac devraient être autorisées, malgré le fait que les fumeurs qui tentent d'arrêter de fumer soient réticents à le faire. massivement Compter sur les arômes pour arrêter de fumer. Donner aux vapoteuses le goût du produit que les gens essaient d'arrêter est une proposition absurde. Pourquoi un produit sans tabac devrait-il imiter son goût nocif, surtout lorsqu'il est censé aider les fumeurs à arrêter, et ce, à 95 % de moins ? nocif que de fumer ?

Du point de vue de la réduction des risques, leur croisade est un faux pas régressif. L'essence même du vapotage est d'offrir une alternative au tabagisme, et non de reproduire son expérience sensorielle. Pourtant, ces militants, armés de mythes sur l'efficacité du vapotage dans le sevrage tabagique, prônent des politiques qui rendraient l'arrêt du tabac plus difficile, et non plus facile.

L'ironie est ici aussi épaisse que la fumée qu'ils cherchent à dissiper. Des organisations comme Médecins pour un Canada sans fumée, dont on pourrait croire qu'elles se réjouiraient de toute alternative sans fumée, sont curieusement financées par le gouvernement, presque de la même manière qu'en Europe. Dans un cercle vicieux de lobbying, ce groupe, qui reçoit jusqu'à 95 % de ses revenus, pour cent Grâce à son financement public, l'organisation fait pression sur le même gouvernement pour obtenir des changements de politique. Il ne s'agit pas d'une œuvre de charité ; il s'agit d'une caisse de résonance orchestrée où l'argent des contribuables finance les actions mêmes qui visent à contrôler le comportement des contribuables.

Ce que nous constatons ici n'est pas seulement un gaspillage de fonds publics, mais une perversion de la démocratie. Lorsque le gouvernement finance son propre lobbying, il sape l'indépendance de la société civile, manipule le discours public et masque ses manœuvres politiques sous des prétextes de défense de la santé publique. En 2022, Médecins pour un Canada sans fumée, dont plus de la moitié des revenus étaient consacrés à la seule deuxLes salaires des employés illustrent ce processus de corruption.

Ce « sock puppetting » circulaire, terme inventé par Christopher Snowden à l'Institute for Economic Affairs de Londres, ne se limite pas à une seule organisation ni à un seul problème. Prenons l'exemple des sachets de nicotine, qui ne contiennent pas de tabac, ne provoquent pas de cancer et se révèlent non seulement efficaces pour arrêter de fumer, mais sont également 99 % moins chers. nocif que les cigarettes. La Société canadienne du cancer, qui a reçu plus de $27 000 000 des contribuables en 2024, s'est activement engagée fait pression de lourdes restrictions sur cet outil de sevrage tabagique. Oui, la Société canadienne du cancer, tout en recevant des millions des contribuables, a fait volte-face et fait pression Ottawa va restreindre l’accès à un produit qui ne cause pas le cancer.

Malheureusement, la même vieille chanson sonne également vrai en ce qui concerne la politique en matière d’alcool, où organisations Historiquement liés au mouvement de prohibition, ils propagent des risques exagérés concernant une consommation modérée d'alcool, encore une fois avec vous, le contribuable, qui payez la facture.

Le véritable scandale ne réside pas dans les arômes de vapotage, les sachets de nicotine ou la pseudoscience liée à l'alcool ; c'est la corruption systémique qui pousse le gouvernement à financer ses propres détracteurs pour imposer des politiques contraires à l'intérêt public. Il ne s'agit pas de santé ; il s'agit de contrôle, déguisé sous le couvert de l'inquiétude. En tant que contribuables, nous ne devrions pas financer notre propre police du plaisir, surtout lorsqu'il s'agit des choix personnels des adultes.

Cette pratique d'auto-lobbying doit cesser. Il est peu probable que ce gouvernement y mette fin, surtout avec sa durée de vie limitée, mais elle devrait y mettre fin d'ici le prochain. Si Pierre Poilievre devient premier ministre du Canada après les prochaines élections, il aura un gâchis financier à assainir, et le lobbying circulaire devrait être l'une des premières coupes opérées. Il est temps de dénoncer ces « marionnettes à chaussettes » pour ce qu'elles sont : des policiers amusants, financés par nos propres deniers, qui limitent nos libertés sous prétexte de nous protéger.

Publié à l'origine ici

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