Le NHS est resté bloqué en 1999.

Des millions de personnes attendent des soins spécialisés et listes d'attente du NHS Le système de santé britannique, dont les coûts restent obstinément élevés, a besoin d'une réforme urgente. Même le Parti travailliste le reconnaît, bien que les propositions de Wes Streeting aient jusqu'à présent manqué de… ambition.

Pour que le NHS fonctionne plus efficacement, nous devons évoluer vers un système où les améliorations sont impulsées par les demandes des patients et non par la volonté bureaucratique. L'un des domaines où le NHS pourrait immédiatement offrir davantage de choix aux patients concerne les médicaments.

Depuis bien trop longtemps, un plafonnement arbitraire des prix des médicaments a conduit le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) à refuser l'autorisation de médicaments qui auraient pu changer la vie de certains patients. En juin, NICE a rejeté deux médicaments dont il a été prouvé qu'ils ralentissaient maladie d'Alzheimer et stabilisation de ses symptômesBien que les deux médicaments soient autorisés au Royaume-Uni, le NICE a affirmé que le rapport coût-bénéfice direct n'en valait pas la peine.

Cependant, les règles du NICE sont obsolètes. Pour qu'un traitement soit éligible selon ces règles, il doit permettre de gagner une année supplémentaire de santé parfaite, ou plus longtemps en cas de santé moins bonne, pour un coût n'excédant pas 30 000 £. Or, ce montant de 30 000 £ est inchangé depuis 1999. S'il avait été indexé sur l'inflation, il serait aujourd'hui légèrement supérieur à 30 000 £. £53,000 aujourd'hui.

Autrement dit, chaque année, à mesure que l'inflation augmente et que le plafond de coût de 30 000 £ reste inchangé, nous modifions les règles du jeu dans le secteur pharmaceutique, exigeant que les médicaments vitaux deviennent de moins en moins chers s'ils doivent respecter les règles du NICE. Tout comme gel des seuils d'imposition sur le revenu Le gel des critères de référence du NICE a contraint des millions de personnes supplémentaires à payer des impôts plus élevés, empêchant ainsi toutes sortes de nouveaux médicaments précieux d'atteindre ceux qui en ont désespérément besoin.

En refusant un médicament aujourd'hui, nous risquons d'aggraver la situation des patients et d'entraîner des coûts plus élevés à long terme. Le NICE exige des preuves tangibles des économies futures, mais ces preuves sont souvent difficiles à quantifier dans un modèle. De ce fait, les coûts des maisons de retraite, la charge des aidants et la perte d'autonomie des patients sont ignorés ou sous-estimés dans ce processus décisionnel. Comment le NICE peut-il justifier le refus d'un médicament qui prévient les dommages futurs, simplement parce qu'il est trop complexe à modéliser ? Nous devons respecter le droit des patients à choisir et leur permettre de vivre dans la dignité.

Alors que les ministres réexaminent les règles d'optimisation des ressources qui régissent les médicaments que le NHS peut acheter, il est essentiel d'offrir aux patients un plus large choix. Dans le cadre de accord économique En collaboration avec les États-Unis, le Royaume-Uni s'est engagé à « améliorer l'environnement général des entreprises pharmaceutiques opérant au Royaume-Uni ». N'oublions pas non plus le Brexit : le Royaume-Uni dispose désormais des outils nécessaires pour agir différemment et peut approuver les médicaments indépendamment de l'UE. En effet, la MHRA, l'agence britannique de réglementation des médicaments, voies rapides lancées accélérer les procédures d'approbation des médicaments innovants, rendant ainsi le Royaume-Uni plus agile et réactif que les autres pays. Agence européenne des médicamentsNous pouvons aller encore plus loin.

Une autre piste de réforme consiste à permettre aux patients d'accéder à certains médicaments via des systèmes de coassurance ou de complément d'assurance privés, notamment lorsque le NICE a rejeté un traitement pourtant approuvé ailleurs. Actuellement, au Royaume-Uni, les patients se retrouvent souvent sans alternative si un médicament est jugé non rentable, même s'ils sont disposés à participer aux frais. Ce système rigide prive les patients de leur pouvoir d'action, en particulier ceux atteints de maladies évolutives ou rares, et laisse leurs décisions de soins entièrement entre les mains de bureaucrates. Une approche plus flexible Il s'agirait d'autoriser des options de cofinancement, comme c'est le cas dans d'autres systèmes de santé, notamment en France, en Allemagne et en Australie. Ainsi, le NHS continuerait à prendre en charge gratuitement les services essentiels au moment de leur utilisation, sans que les patients souhaitant aller plus loin ne soient empêchés de le faire.

Il est grand temps de réformer les critères d'autorisation des médicaments du NICE. Cette réforme, qui s'inscrit dans un domaine négligé de la politique de santé, doit également prévoir des options de financement participatif, afin que le NHS continue de garantir l'accès universel aux soins, sans pour autant piéger les patients avec un système d'accès unique et inéquitable. Le gouvernement pourrait remporter une telle victoire rapidement, non seulement pour des raisons politiques, mais aussi pour améliorer l'accès des patients aux médicaments et, par conséquent, leur santé et celle de leurs proches.

Publié à l'origine ici

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