Santé Canada a lancé sa troisième session législative examen de la loi sur les produits du tabac et du vapotage (TVPA), ce qui représente l'occasion idéale de repenser l'approche défaillante du pays en matière de réglementation de la nicotine.
L’objectif de la Loi sur la prévention du tabagisme passif (LPTP) est de freiner la consommation de tabac et de protéger les jeunes contre la dépendance à la nicotine, mais cette approche ne fonctionne pas. Le pourcentage de Canadiens qui fument encore des cigarettes était de 11,4 pour cent en 2023. Le taux diminue lentement, bien derrière celui de la Suède, qui est à cinq pour cent en raison de l'adoption d'outils de réduction des risques comme le snus et les sachets de nicotine, dont l'efficacité a été démontrée à 95 % et 99 % Moins nuisible plutôt que les cigarettes. Au lieu d’augmenter les taxes sur les outils de réduction des méfaits ou de les interdire purement et simplement, Santé Canada devrait proposer des modifications à la Loi sur la réduction des méfaits liés aux produits de santé (LRMPS) afin d’en encourager l’utilisation.
La loi TVPA, initialement promulguée en 1997 sous le nom de Tobacco Act et étendue en 2018 au vapotage, vise à freiner la consommation de tabac et à protéger les jeunes de la dépendance à la nicotine. On ignore comment cet objectif sera atteint, compte tenu de sa tendance à entraver les stratégies de réduction des risques qui pourraient sauver des vies.
Le gouvernement du Canada a lui-même déclaré officiellement que “ Passer complètement à la cigarette électronique est moins nocif que de continuer à fumer. ” Cependant, le vapotage est inclus dans la TVPA comme s'il était aussi nocif que le tabagisme. Public Health England a déclaré que le vapotage est au moins 95 % moins nocif que les cigarettes traditionnelles. Le vapotage est également moins nocif en termes de tabagisme passif, puisque le service national de santé britannique (NHS) a déclaré qu'il n'existe aucune preuve que le vapotage soit nocif pour l'entourage d'une personne qui vape.
La solution évidente serait que Santé Canada autorise les fabricants à inclure des énoncés comparatifs des risques, comme “ passer au vapotage est 95 % moins nocif pour la santé que le tabagisme ”, afin que les consommateurs puissent faire des choix éclairés en matière de santé. Les inspections menées par Santé Canada dans les stations-service et les dépanneurs ont révélé qu’ils s’y conforment dans une certaine mesure. taux de 97 pour cent,ce qui démontre que l'on peut faire confiance aux détaillants pour vendre de manière responsable des articles portant des étiquettes de risque comparatif.
En matière de réduction des risques, le vapotage n'est pas le seul outil éprouvé pour aider les fumeurs à arrêter de fumer : les produits aromatisés sont également la cible d'attaques prohibitionnistes de la part de la TVPA. Des études montrent que les produits aromatisés augmentent les taux de réussite du sevrage tabagique chez les adultes de manière significative. un incroyable 230 pour cent.
Santé Canada devrait également autoriser la vente de sachets de nicotine dans les dépanneurs, puisqu'ils sont sans tabac et ne nécessitent aucune combustion, ce qui les rend beaucoup moins nocifs que la cigarette. Des recherches démontrent qu'ils ont moins de produits chimiques nocifs que les cigarettes ou le snus traditionnel, ce qui réduit les risques de cancer et de problèmes respiratoires, et encore une fois, sont 99 % moins nocif par rapport aux cigarettes. Les sachets étaient autrefois autorisés à la vente dans les dépanneurs et les stations-service, jusqu'à ce que l'ancien ministre de la Santé interdise leur vente. Mark Holland a décidé Elles ne devaient être vendues que derrière le comptoir des pharmacies en 2024. C’est le tabac, et non la nicotine, qui provoque le cancer., Empêcher les gens d'accéder plus facilement à ces outils de réduction des risques est donc irresponsable.
L'un des principaux objectifs de la TVPA est de lutter contre le marché noir des cigarettes, en constante expansion. Ce dernier alimente inévitablement le crime organisé, ce qui explique pourquoi les décideurs politiques ont intégré cette problématique à la loi. Cependant, l'étude n'évoque nulle part la possibilité de la solution la plus évidente : rendre les outils légaux et moins nocifs de réduction des risques plus abordables en les taxant moins.
Les taxes élevées et les interdictions poussent les consommateurs à la clandestinité, ce qui finit par toucher des provinces comme l'Ontario et la Colombie-Britannique, selon des études estimant que 30 à 50 % de parts de marché provenant de sources illégales dans certaines régions. Au lieu de rendre plus attractif l'achat légal, les taxes fédérales et provinciales ont été renforcées. escalade Depuis 2022. Actuellement, une bouteille de 30 millilitres de liquide pour cigarette électronique en Ontario pourrait être soumise à des droits d'accise. de plus de $15 y compris les taxes fédérales et provinciales, tandis qu'un paquet de cigarettes peut être soumis à des droits de douane. d'environ $16.
À l'instar de nombreuses initiatives et programmes gouvernementaux, la TVPA échoue et refuse d'accepter des solutions évidentes à un problème grave. Si l'objectif est d'aider les gens à arrêter de fumer, alors la méthode employée est tout simplement inefficace.
Alors que Santé Canada poursuit son examen de la Loi sur la protection des consommateurs de drogues (LPCD), les décideurs politiques doivent tenir compte des données : privilégier la réduction des méfaits, permettre la transparence, instaurer une fiscalité judicieuse et lutter contre la contrebande. Tout autre choix serait irresponsable en matière de santé publique. Le Centre de choix du consommateur a récemment soumis commentaires à la consultation gouvernementale à cet effet, et nous ne pouvons qu'espérer, pour le bien des fumeurs, que les responsables entendent.
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