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Boris Sparks Hope for Science

In his first speech as Prime Minister, Boris Johnson has delivered a promising outlook for the UK’s tech and agricultural sector, by committing to a more innovation-prospering future after Brexit. Johnson mentions “a bioscience sector liberated from anti genetic modification rules… we will be the seedbed for the most exciting and most dynamic business investments on the planet.” He also adds: “Let’s develop the blight-resistant crops that will feed the world”, in a move cheered by the National Farmers Union.

If you’re reading op-eds in the Guardian and blog entries from certain environmentalist groups, you’d think that this is some sort of gift from the PM for the sake of inflating British business. They’re mistaken, as unleashing scientific innovation in the United Kingdom means much more than that.

We know for instance that that growing a GM pest-resistant crop like this in the UK could save about £60 million a year in pesticide use. This is certainly good news for farmers, yet lest we forget – £60 million in savings means more leeway for competitive food pricing within the United Kingdom. With food prices in the EU rising by 2 per cent, the new government can send a powerful message that yes, food can become cheaper through more than just dropping tariffs, but through more efficient and technologically advanced farming. As of now, GM crops aren’t grown in the UK, but imported genetically modified soy is used for animal feed.

We also know that upcoming generations have much more favourable views towards scientific innovation in the agricultural sector than their parents. A 2018 poll of 1,600 18 to 30-year-olds, carried out for the Agricultural Biotechnology Council (ABC), found that two-thirds support agro-tech innovations – only 22 percent being concerned about the use of gene-editing or genetically-modified crops.

So why agro-tech, and why now?

As the UK looks towards a free trade future after the withdrawal from the European Union, Boris Johnson knows that the UK economy needs to be competitive and up to the challenge of changing environments and markets. Genetically-modified crops and gene-editing present amazing opportunities in the years to come, not only in the area of food, but also in patient choice. Gene-editing technologies could have a huge impact in reducing the death toll from diseases such as dengue fever, yellow fever, and the Zika virus.

This why the scientific community in the European Union will be more inclined with Boris Johnson than its own political leadership. 117 European research institutions have recently signed an open letter calling on ECJ to enable gene editing, bemoaning the strict legislation currently in place.

They write: “The strict legislation will make precision breeding hyper-expensive and, by consequence, a privilege of just a few large multinational companies. As such, European farmers will miss out on a new generation of hardier and more nutritious crop varieties that are urgently needed to respond to the results of climate change.”

One year ago, the European Court of Justice (ECJ) decided in Case C-528/16 that gene-editing should be treated the same way that genetically-modified organisms are handled at the moment, keeping them in essence practically illegal.

In the future, the European Union will have its own challenge of dealing with scientific innovation. For Boris Johnson, the hope needs to be that he can follow-up his promises with actions, delivering a prosperous era of innovation for Britain. By setting an example of breeding technologies and their benefits for human health and consumer choice, the UK could even become a new beacon of scientific research, to which the EU could eventually aspire to.

Originally published here

Synthetic farm chemicals boost harvest

“Agroecology as a political doctrine has no place in science-based policy discourse, and its promotion – given the scientific knowledge we have to today – is immoral. It needs to be stopped,” said Bill Wirtz, a policy analyst.

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Ne répétons pas les erreurs de la “Beepocalypse”

Les populations d’insectes ne font pas l’objet de recherches suffisantes pour donner des indications sur leur disparition mondiale.

En 2006, un nombre considérable d’apiculteurs américains ont remarqué que des populations entières d’abeilles abandonnaient leurs colonies, laissant la reine avec un nombre insuffisant d’abeilles derrière elles pour recréer une ruche saine. Ce phénomène a été baptisé “Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles”,dont la cause été attribuée à des organismes génétiquement modifiés (OGM). Cette suspicion n’ayant pas été prouvée scientifiquement, le blâme a été porté sur les néonoïdes (abréviation de néonicotinoïdes), une classe relativement nouvelle d’insecticides.

Des milliers d’articles et d’opinions ont été publiés à la suite de ce qu’on a appelé la “Beepocalypse” (apocalypse des abeilles). Conséquence ? L’interdiction de certaines néoniques en Europe. Aux États-Unis, les législateurs ont choisi de ne pas procéder à des interdictions complètes. En fin de compte, le déclin des colonies de 2006 a été jugé multifactoriel, il ne repose pas sur l’unique cause des insecticides, les virus étant également considérés comme un autre facteur de décès répandu. Par ailleurs, il est à noter que les populations d’abeilles sont en hausse en Amérique du Nord, en Europe et dans le monde depuis plus d’une décennie.

La majorité des publications médiatiques n’ont pas cherché à rectifier leur reportages sur le sujet, et par conséquent, l’opinion publique des consommateurs tend à penser que  la “Beepocalypse” est réelle.

On se croirait voyager dans le passé quand on  lit des titres comme “L’apocalypse est proche… pour les insectes” (Courrier international, 30 novembre 2018), “Disparition des insectes: homme en danger” (LCI, 18 février 2019), “L’inquiétante disparition des insectes” (France24, 20 février 2019), “Les insectes menacées par une extinction mondiale” (Le Soir, 11 février 2019), “Disparition massive des insectes: “L’ampleur est catastrophique” (RTBF, 12 février 2019).

La source principale de ces titres provient d’une étude intitulée “Worldwide decline of the entomofauna : A review of its drivers” par Francisco Sánchez-Bayo, de la School of Life & Environmental Sciences de l’Université de Sydney. Bayo prévoit un déclin en spirale de la population mondiale d’insectes, ce qui entraînera l’effondrement de l’écosystème tout entier. Il prétend qu’il s’agit d’une perte annuelle de 2,5% au cours des 25 à 30 dernières années. “C’est très rapide. Dans 10 ans, vous aurez un quart de moins, dans 50 ans, plus que la moitié et dans 100 ans, vous n’en aurez plus”, a déclaré Sánchez-Bayo au Guardian en février.

Le scientifique espagnol pense que les néonicotinoïdes et l’insecticide fipronil sont responsable. Il cible également l’intensification agricole, s’opposant aux champs dénudés et le traitement intensif avec des engrais et des pesticides.

La disparition de tous les insectes d’ici 2119 est une revendication audacieuse qui a conduit Clive Hambler et Peter Alan Henderson du Département de zoologie de l’Université d’Oxford à soumettre une critique intitulée “Challenges in Measuring Global Insect Decline” à Biological Conservation (la revue qui a publié l’étude Sánchez-Bayo), dans laquelle ils posent quelques questions fondamentales sur la méthodologie utilisée.

Étonnamment, la recherche de Sánchez-Bayo a passé en revue un total de 73 études, mais n’a ciblé que celles qui montraient un déclin de la population d’insectes. Les chercheurs d’Oxford accusent également cette étude de “fausses déclarations sur le manque de données pour les fourmis”.

Hambler et Henderson abordent également les “listes rouges” dans leur critique, à travers lesquelles Sánchez-Bayo revendique l’extinction d’espèces, alors qu’en fait, elles sont en train de disparaître au niveau régional. Ce phénomène peut se produire à cause des changements climatiques et fait que les insectes sont absents de la région et non pas disparus à l’échelle mondiale.

Il convient également de souligner que les estimations concernant le nombre exact d’espèces d’insectes varient entre 2 et 30 millions, ce qui rend au mieux douteuses les allégations concernant le déclin mondial des populations d’insectes sur la base de certaines espèces. De plus, il est très difficile d’évaluer le nombre d’insectes sauvages. L’indice est dans le nom, ils sont “sauvages” et donc, pas faciles à compter.

Plus frappant encore, l’étude Sánchez-Bayo a mal interprété la recherche sur laquelle elle a basé sa théorie. On remarque également que trois rois études dont il se sert pour prouver que les pesticides sont la seule cause du déclin des insectes, n’arrivent pas à cette conclusion.

Une chose est certaine : les populations d’insectes ne font pas l’objet de recherches suffisantes pour donner des indications sur leur disparition mondiale. Et oui, il faut du temps et des efforts pour lire le sujet avant de prendre des décisions ou même de légiférer en fonction de celui-ci. Les journalistes ont leur responsabilité en cette matière.

D’autant plus que l’erreur a été commise une fois auparavant.

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