Science

Exporter l’agroécologie en Afrique est immoral [Tribune]

Vers la fin du mois de juin, le “World Food Preservation Center”, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA), tiendra la première “Conférence internationale sur l’agroécologie transformant les systèmes agricoles et alimentaires en Afrique”, à Nairobi, Kenya. L’objectif de cette conférence est de promouvoir l’agriculture biologique et non-OGM dans le cadre d’une “transformation socio-économique” complète de l’Afrique. Une réforme malavisée et non-scientifique qui aurait un impact dévastateur dans les parties de l’Afrique en développement qui ont le plus besoin d’innovation.

La fascination pour l’agriculture biologique n’est pas nouvelle. Le gouvernement français augmente les subventions aux exploitations agricoles biologiques dans le but d’atteindre 15% de production bio d’ici 2022. L’Allemagne et le Luxembourg se sont fixés des objectifs de 20% de production biologique d’ici 2025 et 2030 respectivement.

Même la communauté internationale du développement a adhéré au concept, mais elle l’a porté à un tout autre niveau. Dirigés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA), les programmes de développement et d’aide reposent de plus en plus sur l’adoption de l’agroécologie, qui prend l’agriculture biologique comme point de départ et ajoute une série de théories sociales et économiques visant à réaliser la “transformation totale” de la production agricole, et même la société dans son ensemble.

Selon sa définition originale, l’agroécologie est simplement l’étude des pratiques écologiques appliquées à l’agriculture. Ce qui a commencé comme science, cependant, s’est transformé en une doctrine politique qui non seulement exclut les technologies modernes telles que le génie génétique, les pesticides de dernière génération et les engrais synthétiques, mais qui exalte explicitement les avantages de l’agriculture “paysanne” et “indigène”. Dans de nombreux cas, l’agroécologie décourage même la mécanisation comme moyen de libérer les pauvres, et a une hostilité à l’égard du commerce international.

Il ne faut cependant pas oublier que toutes les “transformations” ne sont pas bonnes. Elles peuvent être également mauvaises, voire catastrophiques. Une étude récente menée par des militants pro-agroécologie a montré que l’application de leurs principes à l’Europe réduirait la productivité agricole de 35% en moyenne. Pour ces activistes, c’est positif, car de toute façon nous mangerions déjà trop en Europe. Il est difficile de voir comment une baisse pareille de la productivité parmi les régions les plus pauvres de cette planète – un pourcentage élevé de personnes souffrent actuellement de malnutrition – pourrait être autre chose qu’une calamité.

Issu d’une famille paysanne, je ne peux qu’être abasourdi à l’idée de débarrasser l’agriculture de la mécanisation. Mes ancêtres ont travaillé plus de 60 heures par semaine de dur labeur manuel et c’est l’agriculture moderne qui a pu les rendre plus productifs et leur donner du temps libre : quelque chose dont ils n’avaient jamais pu profiter auparavant.

Il n’y a rien de mal à pratiquer ce que l’on nomme aujourd’hui l’agriculture paysanne” sur une base purement volontaire, au sein d’une communauté de personnes qui aiment à retrouver un contact avec la nature (et/ou s’infliger de terribles maux de dos). En fait, dans un monde occidental d’agriculture mécanisée, il est même soutenable de voir certaines fermes fonctionner de cette façon (même si cela nécessite des subventions accrues), dans le but de satisfaire une clientèle nostalgique. Cependant, ce qui est vraiment troublant, c’est lorsque des militants de l’agroécologie et des institutions internationales censées se consacrer à la lutte contre la pauvreté sont prêts à déformer la réalité scientifique et à imposer leur idéologie à ceux qui peuvent le moins se le permettre.

La conférence de Nairobi

La conférence qui se tiendra au Kenya est une combinaison de deux événements qui devaient initialement être organisés en même temps. “Conférence de l’Afrique de l’Est sur l’intensification de l’agroécologie et du commerce écologique des produits biologiques” et le “1er Congrès panafricain sur les pesticides synthétiques, l’environnement et la santé humaine”. En parcourant la liste des organisateurs et des participants, il est à noter que les agences, institutions et organisations qui ne soutiennent pas l’agroécologie ou qui ont une véritable position scientifique à propos des herbicides et des OGM, ne seront pas présentes. Apparemment, certaines personnes n’étaient pas censées gâcher la fête.

Et ce sera une fête. Du moins, si l’on croit que la fin justifie le fait de diffuser de fausses informations sur les pesticides et les OGM.

Parmi les orateurs figurent les scientifiques Don Huber et Judy Carmen, qui ont tous deux fait des déclarations non-scientifiques – et tout aussi discréditées – sur les OGM. Tyrone Hayes, qui est célèbre pour son affirmation, maintenant défendue par Alex Jones, le conspirationniste de InfoWars, selon qui l’herbicide atrazine “rend les grenouilles homosexuelles“. Une telle invitation serait discréditante pour toute grande organisation, mais apparemment l’ONUAA/FAO ne semble pas s’en soucier.

Par l’intermédiaire des Nations Unies, ces politiques agroécologiques sont de plus en plus exigées par les organisations gouvernementales internationales et les ONG comme condition pour recevoir des aides financières. Maintenant qu’elle s’étend à l’Afrique, qui a désespérément besoin de mécanisation et de méthodes agricoles efficaces, il faut l’appeler pour ce qu’elle est : de l’activisme anti-science, basé sur des fantasmes écologistes. L’agroécologie, en tant que doctrine politique, n’a pas sa place dans le discours politique fondé sur la science et sa promotion – étant donné les connaissances scientifiques dont nous disposons aujourd’hui – est immorale.

L’Occident peut bien supporter de dépenser des quantités de subventions dans des activités peu productives. Vouloir l’imposer comme modèle dans des pays en voie de développement, où la malnutrition fait des ravages, est criminel.

Read more here

Umweltaktivisten und fragwürdige Methoden

Ende Juni veranstaltet das “World Food Preservation Center” in Zusammenarbeit mit der Welternährungsorganisation der Vereinten Nationen, die erste “International Conference on Agroecology Transforming Agriculture & Food Systems in Africa” in Nairobi, Kenia.

Ziel dieser Konferenz ist es, den ökologischen und gentechnikfreien Landbau im Rahmen einer vollständigen “sozioökonomischen Transformation” Afrikas zu fördern. Klingt verwirrend, und ist es auch. Das technische Wort lautet “Agrarökologie”, und will die Landwirtschaft weltweit komplett umkrempeln. Da die Welternährungsorganisation FAObeteiligt ist, geht es um mehr als nur reine Theorie.

Die Faszination für ökologischen Landbau und Bio-Produkte ist nicht neu. Deutschland hat sich zum Ziel gesetzt, bis 2030 eine Bio-Produktion von 20% zu erreichen. Klimafreundliches Wachstum und ökologische Landwirtschaft waren auch auf der Tagesordnung von Prinz Charles und Camilla, die während eines Bayernbesuchs einen Bio-Bauernhof in Glonn besuchten.

Selbst die internationale Entwicklungsgemeinschaft hat sich dem Konzept angeschlossen – allerdings hat sie es auf eine ganz neue Ebene gehoben. Unter der Leitung der Welternährungsorganisation (FAO) basieren Entwicklungsprogramme und -hilfen zunehmend auf dem ideologischen Prinzip der “Agrarökologie”, die neben biologischem Landbau auch eine Reihe von sozialen und wirtschaftlichen Theorien beinhaltet. Das Ziel: Die komplette Transformation der landwirtschaftlichen Produktion und sogar der Gesellschaft.

Nach ihrer ursprünglichen Definition ist die Agrarökologie schlicht die Untersuchung ökologischer Praktiken in der Landwirtschaft. Was als Wissenschaft begann, hat sich jedoch zu einer politischen Doktrin entwickelt, die nicht nur moderne Technologien wie Gentechnik, Pestizide und synthetische Düngemittel ablehnt, sondern ausdrücklich die Vorteile der “bäuerlichen” und “einheimischen” Landwirtschaft lobt. In vielen Fällen werden auch Mechanisierung internationaler Handel abgelehnt.

Es bedarf keinem Historiker um zu verstehen, dass nicht alle Transformationen gut sind. Eine aktuelle Studie von Befürwortern der Agrarökologie ergab, dass die Anwendung ihrer Prinzipien auf Europa die landwirtschaftliche Produktivität im Durchschnitt um 35 % verringern würde. Für die Aktivisten ist das positiv, da die Europäer ihrer Meinung nach ohnehin zu viel essen. Es ist schwer zu erraten, wie ein Rückgang der Produktivität um 35 % – im Anbetracht der großen Anzahl an Menschen, die momentan an Hunger leider – alles andere als eine Katastrophe wäre.

Als jemand aus einer Familie, die bis zum Ende des letzten Weltkriegs Bauern waren, kann ich über die Idee, die Landwirtschaft von Mechanisierung zu befreien nur den Kopf schütteln. Meine Vorfahren arbeiteten 60 Stunden lang in schwerster Feldarbeit, und nur die moderne Landwirtschaft erlaubte ihnen produktiver zu werden und etwas Freizeit zu genießen.

Es ist nichts falsch daran, “bäuerliche Landwirtschaft” auf rein freiwilliger Basis in einer Gemeinschaft von Menschen zu betreiben, die es genießen, eins mit der Natur zu sein . In der Welt der mechanisierten Landwirtschaft ist es sogar hilfreich, wenn einige Betriebe auf diese Weise arbeiten, um nostalgische Kunden zufrieden zu stellen. Wirklich beunruhigend ist jedoch, wenn Agrarökologie-Aktivisten und internationale Institutionen, die sich angeblich der Armutsbekämpfung widmen, bereit sind, die wissenschaftliche Realität zu verzerren und ihre Ideologie denen aufzuzwingen, die sie sich am wenigsten leisten können.

Die Kenia Konferenz

Die Konferenz in Kenia im Juni ist eine Kombination aus zwei Veranstaltungen, die ursprünglich gleichzeitig stattfinden sollten. “The Eastern Africa Conference on Scaling up Agroecology and Ecological Organic Trade” und die “1st All Africa Congress on Synthetic Pesticides, Environment, and Human Health”. Wenn man durch die Liste der Organisatoren und Teilnehmer blättert, ist es bemerkenswertest, dass Agenturen, Institutionen und Organisationen, die die Agrarökologie nicht unterstützen oder eine wissenschaftliche Sichtweise auf Herbizide und GVO (genetisch veränderte Organismen) haben, nicht anwesend sein werden. Anscheinend will man die Feier nicht mit wissenschaftlichen Debatten stören.

Einer der Referenten auf der Konferenz ist Gilles-Eric Séralini, ein französischer Biologe und Anti-GVO-Aktivist. Er ist bekannt für seine Studie aus dem Jahr 2012, in der er behauptet, dass Ratten, die mit gentechnisch verändertem Mais gefüttert wurden, eine größere Anfälligkeit für Tumore verzeichneten. Was folgte, prägte die “Séralini-Affäre”, bei der verschiedene Regulierungsbehörden und Wissenschaftler die Studie wegen tiefer methodischer Mängel ablehnten. Die Studie wurde später zurückgezogen, und vier aktuelle Studien (drei von der EU und eine von der französischen Regierung finanziert) haben die Seralini-These nun vollends widerlegt.

Weitere Redner sind die Wissenschaftler Don Huber und Judy Carmen, die beide ähnlich widerlegte Behauptungen über GVO aufgestellt haben. Hinzu kommt Tyrone Hayes, der für seine Behauptung berühmt ist dass das Herbizid Atrazin, in eigenen Worten, “Frösche schwul macht”. Diese Behauptung wurde durch die (widerlegte) Hayes-Studie stetig vom amerikanischen Verschwörtungstheoretiker Alex Jones, der kürzlich von Facebook gebannt wurde, vertreten.

Die FAO nimmt trotz der wissenschaftlichen Fragen in Sachen Agrarökologie und der fragwürdigen Redner wohl am Ende doch an der Konferenz teil. Dass letztere in Kenia stattfindet, ein Land das dringenden Bedarf an effizienterer Landwirtschaft hat, muss hinterfragt werden. Wenn sich nämlich herausstellt, dass staatliche Gelder in eine ideologisch geprägte Stillstandspolitik in Afrika geflossen sind, und Menschen dadurch zu Schaden gekommen sind, dann muss irgendjemand die Verantwortung übernehmen.

Read more here

Interview with Fred Roeder, an overview of the European medication Market

European elections 2019: science at the polls

In the context of the European elections, European Scientist is bringing you an overview of experts from different countries on various topics around science and science policy in Europe, in order to provide a panorama and analysis, which will be useful for the next commission.

The Europeans Scientist: What does the European medication Market looks like at the moment? How about the regulation?

After the United States, Europe is the most important and innovative region for pharmaceutical breakthroughs. Five out of ten of the world’s largest pharmaceutical companies are based in Europe (though only two of them in the EU after Brexit). The regulation and access to medicines in Europe is partially regulated by the EU and partially by Member States. To understand this better it’s important to distinct between mere market authorization, which allows a drug manufacturer to sell its product in a country and pricing and reimbursement decisions which determine the price of the drug and whether the public health insurance covers it.

Market access decisions are either made by the EU or at least regulated uniformly. While the European Medicines Agency (EMA) is currently busy with moving from London to Amsterdam, it has also a central role in the medicines approval system within the EU, Iceland, Liechtenstein, and Norway. If a pharmaceutical company seeks marketing authorization for an innovative drug in even just one EU Member State it has (in most cases) to apply centrally at the EMA for a marketing authorization. Generics and other medicines can be approved by national medicines agencies through either a decentralized method or by mutual recognition of existing marketing approvals in other Member States.

The decision on how much a pharmaceutical company, a wholesaler, and pharmacies can actually charge for drugs is made on either member state level or even on lower regional levels. Traditionally wealthier countries pay higher prices for drugs and cover more innovative medicine than less wealthy member states. There has been recently a push by Italy and also the World Health Organization to bring price controls on to a supranational level. Several EU countries already collaborate in the hope to have a higher bargaining power against pharmaceutical companies in the price negotiations.

ES: Is there a model to follow? Do you recommend more regulation and harmonisation or do you think that each state should keep its difference?

Different numbers show that innovative pharmaceutical companies make over 50% of their global profits in the United States. This has historically allowed Europe to have lower drug prices than the US. The current aggressive moves to bring drug prices even further down in several EU countries might severely harm the future pipeline for innovation in Europe. As a patient I am of course interested in cost control but I am even more interested in new drugs that are able to cure diseases we currently can’t treat. Many politicians run a populist train of cutting profits for pharmaceutical companies. This sounds first sexy but might jeopardize future scientific breakthroughs.

ES: What are your recommendations for the next Commission?

During the stalled TTIP talks there were good idea about more regulatory harmonization between the US FDA and Europe’s EMA. It would be good if the next Commission picks up these conversations and pushes for mutually recognizing market approvals of FDA and EMA. This would put both regulators under competitive pressure: Drug companies would seek approval first at the regulator that promises a better market approval process. Patients in this jurisdiction would benefit from life-saving innovative drugs being earlier available. Another important area were we still need improvements is to allow more patients to have access to potentially life-saving drugs that have not been approved by regulators yet. This is called compassionate use – One of these programs got recently approved in the United States and is called Right to Try. A terminally ill patient should have the right to try experimental (and potential unsafe) medicine if there’s a chance that this drug would save his or her life.  At the same time the Commission should refrain from pushing for unified drug prices in the EU.

Right now less affluent Member States benefit from high drug prices in the ‘North’. If there’s regulatory push to bring drug prices down to the smallest common denominator we risk that some innovative medicines companies just pull out of Europe entirely or massively delay the launch of their drugs in Europe.

Fred Roeder is a Health Economist and Managing Director of the Consumer Choice Center

Read more here

Liberals want to build their campaign around pharmacare, but ignore where drugs would end up

Fred Roeder is a health economist and the managing director of the Consumer Choice Center. David Clement is the North American-affairs manager for the Consumer Choice Center.

Internal documents from within the Liberal Party recently showed that Ontario Liberal MPs want 2019’s election campaign to be built on a national pharmacare plan.

Specifically, the proposed plan would seek to centralize and consolidate the 46 drug-procurement programs that exist in Canada. The goal would be to give Canada as a whole more bargaining power in the drug-procurement process, which would potentially lower the prices Canadians pay for their medicine. Although pharmacare could lower drug prices in the short run, it could also run the risk of exacerbating Canada’s existing drug shortage, and significantly limit patient access in the long run.

If a national pharmacare plan were to work, as advertised, it would help Canadian patients by lowering the price they pay for medicine. Unfortunately, the Liberals are largely ignoring the issue of where much of these low-priced drugs would end up, which is the United States. It is one thing to lower drug prices for Canadians, but that benefit isn’t realized if Canadian patients never actually have access to those cheaper drugs.

Pharmacare would be an attempt to further control the price of drugs. The problem is that Canada already has price-control mechanisms for prescription drugs at the federal and provincial level. Those price controls lead to much lower drug prices compared with the prices paid south of the border. That said, because Canadian drugs are cheaper than in the United States, several U.S. states have begun looking at importing pharmaceutical products from Canada in an attempt to undercut U.S. prices. For example, the Republican Governor of Florida has recently pushed for federal approval for drug importation from Canada, and U.S. President Donald Trump has already signalled his support of this measure.

And while importation from Canada to the United States could mean lower drug prices for patients in Florida, Canadian patients could suffer as a result of worsening access. U.S. Health Secretary Alex Azar has publicly stated that Canada doesn’t have the appropriate supply to meet patient demand, and that large pharmaceutical companies are unlikely to increase their supply for the Canadian market. Worsening drug shortages are the most likely outcome for Canadians if the federal government adds in more price controls while having large-scale drug exports to the United States. We know that this is the probable outcome because Canada already suffers from a lack of supply, and another measure to intervene on pricing will simply increase the incentive for American states to import from Canada.

Supply is one problem for Canadian patients, but it isn’t the only issue they face, and it isn’t the only issue that could get worse as a result of pharmacare. In addition to poor supply, Canada is significantly lagging in terms of access to potentially life-saving and innovative medicines. Countries such as Germany, Japan and the United States all introduce, and reimburse for, innovative drugs quicker than in Canada. Here, it takes more than 450 days for a new drug to be reimbursable, while that number is only 180 days in the United States. It can be expected that a pharmacare plan would make this innovation problem worse. It is unlikely that the manufacturers of these drugs will want to roll out innovative medicines in Canada, under various forms of price control, if those drugs can then be resold into other markets, undercutting prices abroad.

For cost, it is important to remember that Canadians have lower drug prices than Americans. At the same time, it is important to be aware that because of price controls, Canada is not a significant market for drug manufacturers, especially when compared with the United States, which accounts for more than 50 per cent of the industry’s global profits. If Canada goes too bullish against drug prices, while at the same time allowing American states to import prescription drugs from Canada, we might run the risk of drug companies leaving entirely, or massively delaying the introduction of new drugs in Canada.

Companies leaving the domestic market entirely might sound like a far-fetched concept, but it is something the Canadian marketplace has seen in other industries. Take Google and the recent issue of political advertising in Canada. Ottawa significantly changed its election advertising regulations, and rather than comply, Google decided that it would leave the political advertising market altogether. Thus, we have a large multinational entity cutting itself out of the political advertising market because conditions aren’t ideal, and because Canada’s market is minuscule in comparison to others.

Everyone wants more competitive and better pricing for patients. Unfortunately, the elephant in the room is where these price-controlled drugs end up, and how industry will respond. Our concern, as a consumer group, is that the pharmacare plan, without addressing export, could exacerbate the already serious issue of drug availability in Canada.

If a provider of vital pharmaceuticals were to pull out of the Canadian market as a result of price fixing and undercutting, it would be Canadian patients who pay the ultimate price. Drug access – especially to new innovative treatments – lags in Canada, and without the foresight to correct some of these blind spots, access could either get significantly worse, or be eliminated altogether under a national pharmacare plan. That scenario should concern all Canadians.

Read more here

Les jeunes manifestants pour le climat seront les gilets jaunes de demain

Depuis des mois, les jeunes marcheurs pour le climat s’emparent de l’Europe. Leurs récentes déclarations nous montrent ce qu’ils veulent vraiment – et c’est exactement ce qu’on pensait.

Ces derniers temps, difficile d’ignorer dans la presse les nombreuses images de grandes manifestations en faveur de “l’action pour le climat”. On y trouve notamment les signes les plus drôles que tiennent de jeunes lycéens, incitant les politiciens à adopter des actions inspirantes.

Jusqu’à présent, ce que les marcheurs du climat espéraient réellement réaliser n’était pas tout à fait clair.

Pour la plupart, les activistes déplorent simplement que les politiciens et les riches restent les bras croisés alors que la planète tend vers son inévitable effondrement, prévu pour dans 12 ans.

Leur symbole : Greta Thunberg, élève de secondaire de 16 ans, qui a initié le mouvement avec sa “grève scolaire” pour le climat.

Mais à l’approche de ses 18 ans, âge officiellement requis pour se présenter aux élections législatives en Suède, son pays d’origine, il lui est désormais crucial d’avoir un programme politique clair. La question est : que faire exactement contre la catastrophe climatique ?

Ces jeunes gens voudront commencer “doucement”, en exigeant simplement que toutes les émissions de carbone cessent immédiatement. Un exemple ? Annuler l’expansion vitale de l’aéroport de Copenhague, dont la jeune fille suédoise parle dans un tweet.

tweet de Greta Thunberg

“L’erreur la plus dangereuse que l’on puisse faire quant à la crise climatique est peut-être de penser que nous devons ‘réduire’ nos émissions. Parce que c’est loin de suffire. Nos émissions doivent cesser si nous voulons rester sous les 1,5/2° de réchauffement. Cela exclut la plupart des politiques actuelles. Y compris l’extension d’un aéroport.”

Une combinaison parfaite

La fin du monde approche et les jeunes nous rappellent que nous devons agir. C’est la combinaison parfaite pour l’activisme : comme vous n’êtes pas soumis aux normes politiques des adultes, vous avez une sympathie instantanée, et le facteur médiatique est énorme.

Tout le monde peut se sentir vertueux en applaudissant la foule de jeunes marcheurs pour le climat… jusqu’à découvrir ce que cela signifie dans la pratique.

Le nombre de pays participant aux manifestations “Fridays For Future/vendredis pour l’avenir” n’est pas négligeable, mais ce sont des militants allemands qui ont été parmi les premiers à publier une liste complète de revendications qui fait écho aux sentiments des gens de la rue.

Le document exige le respect des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat de 2015 pour ne pas dépasser la barre des 1,5°C d’augmentation de la température.

Pour ce faire, l’Allemagne (un pays qui dépend fortement de la production industrielle et du commerce international) devrait atteindre l’objectif de zéro émissions nettes d’ici 2035, d’une élimination complète de l’énergie au charbon d’ici 2030 et d’une utilisation totale des sources d’énergie renouvelables d’ici 2035.

Rappelons que l’Allemagne a commencé à éliminer progressivement l’énergie nucléaire après l’incident de Fukushima, au Japon, en 2011, et s’appuie davantage sur le charbon et le gaz pour maintenir la stabilité énergétique. Cette Energiewende (transition énergétique) a entraîné une augmentation des prix de l’électricité.

Le retour de la taxe carbone

Au-delà d’un simple changement dans la politique énergétique du pays, les marcheurs réclament une taxe carbone lourde, qu’ils fixent à 180€ par tonne de CO2. Même l’économiste Joseph Stiglitz, qu’on peut difficilement qualifier de défenseur de l’économie de marché, estime que ce montant ne sera que de 40$ à 80$ l’année prochaine et ne représentera que la moitié de cette estimation en 2030.

Le magazine allemand Der Spiegel a calculé ce qu’un prix de 180€ par tonne de CO2 signifierait en pratique pour les consommateurs. En voici quelques exemples :

1 litre d’essence : émissions de CO2 de 2,37 kg. Frais supplémentaires : 0,43 €

1 litre de diesel : émissions de CO2 de 2,65 kg. Frais supplémentaires : 0,47 €

1 an d’électricité, ménage moyen de trois personnes dans une maison individuelle sans production d’eau chaude sanitaire, mix électrique 2017 : émissions de CO2 de 1 760 kg. Frais supplémentaires : 317 €

1 kilogramme de bœuf (aliments congelés) : émissions de CO2 de 14,34 kg. Frais supplémentaires : 2,58 €

1 litre de lait : émissions de CO2 de 0,92 kg. Frais supplémentaires : 0,17 €

iPhone X (2017) : émissions de CO2 de 79 kg. Frais supplémentaires : 14,20 €

Vol direct Düsseldorf-New York et retour, classe économique : émissions de CO2 de 3,65 tonnes. Frais supplémentaires : 657 €

Vol Francfort-Auckland via Dubaï, aller-retour, classe économique : émissions de CO2 de 11,71 tonnes. Frais supplémentaires : 2 107 €

L’augmentation du prix du carburant devrait particulièrement attirer l’attention. Y a-t-il eu pareille tentative de taxe de la part des politiciens récemment ? Oui… et même eux n’ont pas tenté une politique fiscale aussi radicale.

Bref.

L’estimation la plus élevée possible des coûts potentiels d’une tonne de CO2, l’explosion des prix à la consommation qui en résulte, montrent le véritable visage de l’écologie : des personnes sans connaissances financières qui ne cherchent pas à trouver des solutions innovantes, mais plutôt à réduire la consommation tout court.

Si vous êtes de la classe moyenne supérieure, 17 centimes de plus par litre de lait ne sera pas la fin du monde. Mais comme ces coûts s’additionnent, les ménages à faible revenu ne pourront bientôt plus se permettre certains produits.

C’est là le véritable objectif final : surtaxer les pauvres pour qu’ils arrêtent de consommer. Que cela vienne d’une génération de nantis qui résident en Allemagne et dans de nombreux pays scandinaves est d’autant plus stupéfiant.

L’avion consomme de moins en moins de carburant et les gens sont de plus en plus conscients que polluer est un problème à la fois esthétique et environnemental. Il n’est pas possible de s’attendre à des changements considérables immédiatement suite à l’indignation des jeunes et, surtout, cela nuira aux ménages à faible revenu qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

Le jour où ils auront réalisé ce qu’impliquent leurs prescriptions politiques, ces marcheurs du climat mettront leur gilet jaune.

Read more here

#JunkScience is entering courtrooms at expense of consumers

One of the most notable features of modern politics is how much easier it is today to be ‘involved’ in one way or another. That’s great. I’ve personally spent much of my energy in the past couple of years campaigning for better political education and other policies which do exactly that. Today, you can reach thousands of people through social media and have genuine influence with a single vote being cast for you – or by having any real-life experience in the areas you criticize, writes Matt Gillow.

One of the dark sides to that, however, is that much is commented on instantaneously – and people are encouraged to think with their gut in a split-second. That’s what gets retweets. All too often, lawmakers are basing their judgement on emotion and how social media will react, rather than cold, hard evidence and scientific fact.

The recent European Court of Justice ruling, which obliged the European Food Safety Authority to release a wealth of commercially sensitive data on the pesticide glyphosate, is the perfect example of split-second decision making which fails to pay heed to the evidence. Whilst encouraging greater transparency for consumers to make decisions is a good thing, the ruling raises intellectual property issues, acquiesces to lobbyists, and ignores the fact that many companies – which produce and sell products with pesticides like glyphosate – actually voluntarily release much of the information requested anyway. To top it all off – the ruling is based on junk science espoused by lobbyists and demonises safe products – to the detriment of the consumer.

The International Agency for Research on Cancer was instrumental in the verdict by adding glyphosate to a list of things considered carcinogenic. IARC’s list of carcinogenic products include chemicals found in carrots, celery, lettuce, jasmine tea and aloe vera – to name a few. The US House Committee on Space, Science and Technology, which has stated the IARC finding on glyphosate is an “affront to scientific integrity that bred distrust and confusion,” requested that (now former) IARC Director Christopher Wild appear before the Committee. Wild refused to testify, and his successor, Elizabete Weiderpass, has not responded.

The fundamental problem is that IARC misrepresents the relationship between hazard and risk. Risk is the hazard in question, paired with the degree of exposure to that hazard. In a practical example: a road is a hazard to pedestrians because while crossing it, you can get hit. However, identifying the real risk implies knowing whether people actually cross this street, and depends on the level of care they take while doing so.

For the agency, the best risk management process is to remove all hazards, even if their exposure doesn’t make them risky. Yes, residues of glyphosate is found in beer, but for beer to become a risk factor in relationship to glyphosate, you’d have to drink 1,000 litres a day. We’ll take it that in that particular case, it still won’t be the pesticide that will be your biggest concern.

According to science blogger The Riskmonger – Scientists working with toxic tort law firms are compelling IARC to produce monographs for the purpose of increasing their lucrative opportunities as litigation consultants. Collusion between tort lawyers and agencies such as the IARC for lucrative payouts is not only disconcerting and corrupt – but sets a horribly dangerous precedent. Any scientific innovation could soon fall victim of this procedure.

So not only has IARC become a front for junk science and peddling of bad news, but it has become a tool for trial lawyers seeking cancer findings by IARC which they then leverage in US courtrooms into multi-million dollar verdicts. In the case of school groundskeeper Dwayne Johnson vs. Monsanto, the judge ended up setting punitive damages at $39 million. By confusing hazard and risk, IARC has declared herbicides as carcinogenic when they are not.

The fact of the matter is that consumers are being peddled lies by junk science organisations, and crooked get-rich-quick litigation consultants are getting payouts off the back of dodgy opinions from IARC – with scientific research that is not backed up by their peers.

Junk science and split-second judgements based on a headline are infiltrating and harming commerce and courtrooms – and harming the consumer and taxpayer at the same time. But a move away from evidence-based policy making isn’t confined to science. In politics, legislators are increasingly voting on sentiment instead instead of taking a scientific approach.

Soundbites have infiltrated policy-making. In order to protect ordinary people and improve their daily lives – it’s absolutely essential that we make a return to evidence-based policy making when it comes to science. Instead, politicians, commentators and activists are pandering to their support base and their ideological tribes. People deserve better than policy-makers refusing to look past the headlines.

Read more here

Ne répétons pas les erreurs de la “Beepocalypse”

Les populations d’insectes ne font pas l’objet de recherches suffisantes pour donner des indications sur leur disparition mondiale.

En 2006, un nombre considérable d’apiculteurs américains ont remarqué que des populations entières d’abeilles abandonnaient leurs colonies, laissant la reine avec un nombre insuffisant d’abeilles derrière elles pour recréer une ruche saine. Ce phénomène a été baptisé “Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles”,dont la cause été attribuée à des organismes génétiquement modifiés (OGM). Cette suspicion n’ayant pas été prouvée scientifiquement, le blâme a été porté sur les néonoïdes (abréviation de néonicotinoïdes), une classe relativement nouvelle d’insecticides.

Des milliers d’articles et d’opinions ont été publiés à la suite de ce qu’on a appelé la “Beepocalypse” (apocalypse des abeilles). Conséquence ? L’interdiction de certaines néoniques en Europe. Aux États-Unis, les législateurs ont choisi de ne pas procéder à des interdictions complètes. En fin de compte, le déclin des colonies de 2006 a été jugé multifactoriel, il ne repose pas sur l’unique cause des insecticides, les virus étant également considérés comme un autre facteur de décès répandu. Par ailleurs, il est à noter que les populations d’abeilles sont en hausse en Amérique du Nord, en Europe et dans le monde depuis plus d’une décennie.

La majorité des publications médiatiques n’ont pas cherché à rectifier leur reportages sur le sujet, et par conséquent, l’opinion publique des consommateurs tend à penser que  la “Beepocalypse” est réelle.

On se croirait voyager dans le passé quand on  lit des titres comme “L’apocalypse est proche… pour les insectes” (Courrier international, 30 novembre 2018), “Disparition des insectes: homme en danger” (LCI, 18 février 2019), “L’inquiétante disparition des insectes” (France24, 20 février 2019), “Les insectes menacées par une extinction mondiale” (Le Soir, 11 février 2019), “Disparition massive des insectes: “L’ampleur est catastrophique” (RTBF, 12 février 2019).

La source principale de ces titres provient d’une étude intitulée “Worldwide decline of the entomofauna : A review of its drivers” par Francisco Sánchez-Bayo, de la School of Life & Environmental Sciences de l’Université de Sydney. Bayo prévoit un déclin en spirale de la population mondiale d’insectes, ce qui entraînera l’effondrement de l’écosystème tout entier. Il prétend qu’il s’agit d’une perte annuelle de 2,5% au cours des 25 à 30 dernières années. “C’est très rapide. Dans 10 ans, vous aurez un quart de moins, dans 50 ans, plus que la moitié et dans 100 ans, vous n’en aurez plus”, a déclaré Sánchez-Bayo au Guardian en février.

Le scientifique espagnol pense que les néonicotinoïdes et l’insecticide fipronil sont responsable. Il cible également l’intensification agricole, s’opposant aux champs dénudés et le traitement intensif avec des engrais et des pesticides.

La disparition de tous les insectes d’ici 2119 est une revendication audacieuse qui a conduit Clive Hambler et Peter Alan Henderson du Département de zoologie de l’Université d’Oxford à soumettre une critique intitulée “Challenges in Measuring Global Insect Decline” à Biological Conservation (la revue qui a publié l’étude Sánchez-Bayo), dans laquelle ils posent quelques questions fondamentales sur la méthodologie utilisée.

Étonnamment, la recherche de Sánchez-Bayo a passé en revue un total de 73 études, mais n’a ciblé que celles qui montraient un déclin de la population d’insectes. Les chercheurs d’Oxford accusent également cette étude de “fausses déclarations sur le manque de données pour les fourmis”.

Hambler et Henderson abordent également les “listes rouges” dans leur critique, à travers lesquelles Sánchez-Bayo revendique l’extinction d’espèces, alors qu’en fait, elles sont en train de disparaître au niveau régional. Ce phénomène peut se produire à cause des changements climatiques et fait que les insectes sont absents de la région et non pas disparus à l’échelle mondiale.

Il convient également de souligner que les estimations concernant le nombre exact d’espèces d’insectes varient entre 2 et 30 millions, ce qui rend au mieux douteuses les allégations concernant le déclin mondial des populations d’insectes sur la base de certaines espèces. De plus, il est très difficile d’évaluer le nombre d’insectes sauvages. L’indice est dans le nom, ils sont “sauvages” et donc, pas faciles à compter.

Plus frappant encore, l’étude Sánchez-Bayo a mal interprété la recherche sur laquelle elle a basé sa théorie. On remarque également que trois rois études dont il se sert pour prouver que les pesticides sont la seule cause du déclin des insectes, n’arrivent pas à cette conclusion.

Une chose est certaine : les populations d’insectes ne font pas l’objet de recherches suffisantes pour donner des indications sur leur disparition mondiale. Et oui, il faut du temps et des efforts pour lire le sujet avant de prendre des décisions ou même de légiférer en fonction de celui-ci. Les journalistes ont leur responsabilité en cette matière.

D’autant plus que l’erreur a été commise une fois auparavant.

Read more here

Scroll to top