Vous n’êtes pas assez intelligent pour comprendre le mot “végétarien”

Pour le Parlement européen, les consommateurs pourraient être trompés par le marquage ambiguë de certains produits.

Le comité de l’agriculture du Parlement européen (AGRI) a soutenu l’amendement de compromis n°41 le 1er avril. Ce texte demande l’interdiction de nommer des produits alimentaires à base de plantes avec des appellations faisant référence à de la viande ou des produits laitiers.

Essentiellement, des noms tels que “hamburger végétarien” ou “lait de soja” ne seraient plus autorisés car ils font croire aux consommateurs que ces produits contiennent de la viande ou du lait.

La décision de la commission fait suite à un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de juin 2017. Dans l’affaire Verband Sozialer Wettbewerb eV contre TofuTown.com GmbH, le tribunal luxembourgeois a décidé que les entreprises ne pouvaient pas étiqueter leurs produits sous ces noms et que, bien que la défense ait affirmé que leurs produits étaient clairement étiquetés comme étant à base végétale, une telle interdiction serait légale. Le Parlement européen veut maintenant donner suite à cet arrêt et créer une loi définitive interdisant ces dénominations.

L’eurodéputé socialiste français Eric Andrieu a déclaré que les propositions de loi sur les noms n’étaient pas le résultat d’un lobbying. C’est probablement la seule chose sur laquelle il a raison, car les écologistes et les grandes entreprises sont actuellement en accord sur les substituts de viande.

L’”Impossible Whopper” de Burger King, leur premier burger végétal, fait actuellement la une des journaux et Nestlé devrait lancer son propre burger sans viande ce mois-ci. Nestlé elle-même serait également touchée par cette législation et, selon l’encadrement, les tribunaux pourraient prétendre que le “Whopper” de Burger King suggère que c’est un burger ordinaire.

Curieusement, je me retrouve du même côté que Greenpeace, qui a demandé aux législateurs de voter contre l’amendement, car il porterait atteinte au choix des consommateurs. De toute évidence, le lobbying n’est pas tout à fait le problème ici.

L’infantilisation des consommateurs

Cette décision de l’AGRI est le symptôme d’une culture politique de méfiance à l’égard des choix individuels des consommateurs.

On ne peut pas montrer aux consommateurs des publicités pour des boissons sucrées, sinon ils avaleront deux litres de thé glacé par jour ; on ne peut pas permettre aux consommateurs de passer à des produits réduisant les risques comme les cigarettes électroniques parce qu’ils s’écarteront de la notion d’abstinence totale, comme elle est prêchée par les défenseurs de la santé publique ; les consommateurs ne peuvent se fier aux boissons alcoolisées abordables car nous allons tous boire à notre mort.

Curieusement, les mêmes consommateurs qui ne savent même pas qu’un hamburger végétarien ne contient pas de viande sont apparemment assez responsables pour voter aux élections européennes du mois prochain. Ils éliront des représentants qui légifèrent dans des domaines tels que la sécurité, la planification économique à long terme, les budgets d’aide étrangère massifs, les complexités des réglementations fiscales internationales et le partage des informations.

Si mes supporters les plus bruyants étaient incapables de distinguer la viande des légumes, je commencerais probablement à douter de mon aptitude à occuper un mandat public. Mais pour ceux qui prennent des décisions de politique publique fondées sur des sentiments plutôt que sur des faits, ce n’est probablement pas une grande préoccupation.

Ce type de politique présente un inconvénient persistant : si les consommateurs sont infantilisés à un degré tel qu’on l’a supposé dans le cas mentionné précédemment, ils sont plus susceptibles de demander au gouvernement de résoudre leurs problèmes de consommation à leur place. Par conséquent, les législateurs sont de plus en plus inondés de “l’État devrait faire quelque chose” plutôt que de trouver des solutions novatrices aux problèmes du marché.

En fait, l’exemple du hamburger végétarien est exactement cela : les consommateurs qui veulent abandonner la viande – ou du moins réduire leur consommation – se voient offrir une véritable alternative que les grands producteurs ont adoptée. Plutôt que de célébrer la réponse exacte du marché, les législateurs chargent plutôt les entrepreneurs de réglementation.

Ne vous y trompez pas : si Nestlé et Restaurant Brands International (la société-mère de Burger King) pourraient être gênées par ces changements éventuels, ce sont les petites entreprises qui en souffriraient le plus.

L’Impossible Whopper peut être rebaptisé “Délice de légumes” ou quelque chose du genre, puis animé à l’aide d’un budget marketing important. Votre food truck du coin ne peut pas se permettre le même luxe ; cette proposition s’ajoute à une liste déjà longue de coûts de mise en conformité auxquels il est soumis.

Les services répressifs de l’UE effectueront-ils également des contrôles aléatoires en enquêtant sur les petits restaurants de hamburgers et en contrôlant leurs menus, sous peine de poursuites judiciaires paralysantes ? Le temps nous le dira.

Tout ça devient un peu ridicule. J’allais écrire que les consommateurs ne sont pas des enfants, mais même un enfant de six ans peut comprendre le concept du nom “hamburger au tofu”.

Ce sont peut-être les législateurs qui sont les vrais enfants.

Originally published on https://la-chronique-agora.com/pas-assez-intelligent-comprendre-mot-vegetarien/

Beware alarming warnings about the ‘insect apocalypse’

In 2006, a considerable amount of US-based beekeepers noticed that large numbers of bees were abandoning their colonies, leaving the queen bees and an inadequate number of bees behind. This phenomenon was named Colony Collapse Disorder (CCD), and was initially blamed on genetically-modified organisms (GMOs). When this suspicion wasn’t substantiated scientifically, the blame was shifted to neonics (short for neonicotinoids) which was a relatively new class of insecticide.

Thousands of news articles and opinions were published in the wake of the so-called “Beepocalypse”, and some neonics were banned in Europe as a result. In the United States, legislators chose not to proceed with blatant bans. In the end, the cause of the 2006 colony declines were detected to be multifactorial, with many believing that viruses were the cause. In fact, bee populations have been on the rise in North America, Europe, and the world for over a decade.

The Washington Post published Call Off the Bee-pocalypse: US Honeybee Colonies Hit a 20-Year High’ and Believe It or Not, the Bees Are Doing Just Fine. But most major news outlets ignored the fact that they had been fuelling a false narrative, with wild claims going unchecked. The number of reasoned and balanced pieces was depressingly low.

However, as much as it is valuable to learn from the past, it is even more important to apply that knowledge to similar situations.

It feels like a turn back in time as the “Insect Apocalypse”, or “Insectageddon” is now making waves. Readers and viewers who do not invest the time of reading into the topic will see headlines such as “We have a new global tally of the insect apocalypse. It’s alarming.” (Vox, February 2019), “We’re causing an insect apocalypse” (Mail & Guardian, February 2019), “How to stop an insect apocalypse” (Deutsche Welle, March 2019), “APOCALYPSE WARNING: Insect population must be saved or ‘LIFE WILL DISAPPEAR’” (Express, February 2019), “The Insect Apocalypse is here” (New York Times, November 2018).

These headlines all originate with a study titled “Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers” by Francisco Sánchez-Bayo, from the School of Life & Environmental Sciences at the University of Sydney. Bayo predicts a spiralling decline of the global insect population, which will result in the collapse of the entire ecosystem. He claims that we have seen a 2.5 per cent annual loss over the last 25 to 30 years. “It is very rapid. In 10 years you will have a quarter less, in 50 years only half left and in 100 years you will have none”, Bayo told The Guardian in February.

The Spanish scientist believes that the cause are neonicotinoids (the same compounds that were said to cause the Beepocalpyse) and the insecticide fipronil. He also targets agricultural intensification: “That means the elimination of all trees and shrubs that normally surround the fields, so there are plain, bare fields that are treated with synthetic fertilisers and pesticides.”

The disappearing of all insects by 2119 is a bold claim, which has lead Clive Hambler and Peter Alan Henderson from the Department of Zoology of the University of Oxford to submit a critiquetitled “Challenges in Measuring Global Insect Decline” to Biological Conservation (the journal that published the Bayo study), in which they raise some fundamental questions on the methodology.

Strikingly, Bayo’s research reviewed a total of 73 studies, but singled out only those that showed a decline in insect population. The Oxford researchers also accuse Bayo of “false statements on the lack of data for ants”.

Hambler and Henderson also address the “red lists” in their critique, through which Bayo claims species as extinct, when in fact they’re just disappearing regionally. This phenomenon can happen through changes in weather, and makes the insects regionally absent, not globally extinct.

It’s worth pointing out that estimates regarding the number of insect species range from 2 million to 30 million, making claims about the global decline of insect populations based on some species dubious at best. Adding to that, it is very difficult to assess the number of wild insects. The clue is in the name, they’re “wild” and not easy to count.

Most strikingly of all, the Bayo study misinterpreted research that it thought it to be in support of its theory. Three studies that he cites in support of pesticides being the only cause of insect decline do not actually say that.

One thing is certain: insect populations aren’t researched enough to make indicative statements about global insect declines. And yes, it does take time and effort to read into the subject matter before making judgement calls, or even legislating based on them. Journalists in particular have a duty not to get carried away.

Especially because the mistake was made once before.

How to solve Europe’s obesity problem

Give responsibility to individuals

Bill Wirtz is a policy analyst for the Consumer Choice Center. Twitter: @wirtzbill

The measures that the World Health Organization suggests to tackle diseases caused by malnutrition, tobacco or alcohol are not only contrary to consumer choice, they also do not achieve their objectives.

Excessive price increases and branding bans have fostered the flow of fake products into the EU. Trying to over-tax products so that demand slows is regressive. It also fuels illicit trade, a trend very noticeable with tobacco and increasingly a problem with alcohol. A study commissioned by tobacco companies showed illicit tobacco trade from Algeria to France has increased 300 percent since 2012.

As for nutrition-related diseases, calorie intake is declining but so is physical activity. Lawmakers should help educators promote physical activity instead of banning products and restricting choices. Measures such as the Danish “fat tax” have shown adverse effects, with consumers keeping the same calorie intake but downgrading to cheaper products with poorer nutritional value.

Nobody is denying that some lifestyle choices are unhealthy, but giving responsibility to individuals will tackle problems like obesity much more effectively than failed government policies.

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La 5G nous rappelle l’importance de la vie privée des consommateurs

Renforcer la responsabilité des opérateurs de réseaux pour les vulnérabilités technologiques et créer un cadre de certification souple permettront de garantir à la fois le choix du consommateur et le respect de sa vie privée. Par Mikołaj Barczentewicz, chercheur associé au Consumer Choice Center, et Bill Wirtz, analyste de politiques publiques au Consumer Choice Center.

Presque tous les jours, nous entendons parler de nouveaux cas de vol d’identité, de criminalité financière et d’autres formes d’attaques ou d’ingérence malveillante. Les manquements de sécurité chez British Airways et Marriott/Starwood en 2018 ont compromis les données privées de centaines de millions de clients.

Tout récemment, nous avons appris que des hackers avaient réussi à manipuler une mise à jour logicielle du fabricant ASUS, ce qui leur a permis d’installer des portes secrètes dans des centaines de milliers d’ordinateurs.

De tels incidents prouvent que la sécurité des données des consommateurs et la protection de leur vie privée ne sont pas prises au sérieux. L’adoption des solutions type “Internet des objets” (des objets quotidiens de plus en plus connectés à Internet) et le déploiement très attendu du réseau 5G, rendront la vie privée des consommateurs encore plus vulnérable. C’est pourquoi nous devons faire preuve de prudence.

Besoin d’une réponse politique intelligente

Certains fabricants et développeurs de logiciels ont tendance à se préoccuper surtout de la compétitivité par le biais de prix bas, ce qui est important pour les consommateurs. Toutefois, nous savons que les consommateurs se soucient de la protection de la vie privée et de la sécurité des données. Nous avons donc besoin d’une réponse politique intelligente qui inciterait les acteurs du marché à accorder suffisamment de poids à la sécurité des données des consommateurs en Europe, tout en atteignant cet objectif sans distorsions indues du marché, ni limitation du choix des consommateurs.

Il a été largement rapporté que certains États exercent des pressions légales ou extralégales sur les entreprises privées pour qu’elles incluent des portes dérobées dans leurs logiciels ou dispositifs, qui peuvent être exploitées soit par des fonctionnaires tout seuls, soit avec l’aide d’un fabricant. En réponse à de telles menaces, l’Australie est allée jusqu’à interdire le fabricant chinois Huawei de son réseau 5G. Bien que certains États considèrent les interdictions comme le meilleur moyen de protéger la sécurité nationale et la vie privée des consommateurs, nous savons qu’il n’existe pas de solution miracle unique pour protéger la vie privée et la sécurité des données. Une combinaison de solutions est nécessaire et cette combinaison changera probablement avec le temps.

Un mécanisme de saine concurrence

Une saine concurrence entre les juridictions et entre les entreprises privées est le meilleur mécanisme pour trouver les bons outils. Mais ceux qui travaillent sur les solutions de cybersécurité devraient également tenir compte des intérêts des consommateurs. La neutralité technologique de la nouvelle réglementation, et donc le fait de ne pas décider par la loi quelle est la meilleure solution technologique permet un cadre agile pour la protection de la vie privée des consommateurs.

Les règles juridiques actuelles de l’Union européenne, telles que la réglementation RGPD, par exemple, ne sont pas suffisamment claires en ce qui concerne la responsabilité des exploitants de réseaux pour les violations de la vie privée rendues possibles par des vulnérabilités matérielles. Il faut donc définir une norme claire en matière de sûreté de la chaîne d’approvisionnement.

Mettre l’accent sur les règles de responsabilité pour l’utilisation ou la revente de logiciels ou de dispositifs présentant des vulnérabilités, donnerait plus d’importance à ces règles et inciterait ainsi les opérateurs de télécommunications (et autres) à tenir compte de la vie privée de leurs clients. Cela devrait, à son tour, exercer une pression sur les fournisseurs non européens pour qu’ils adoptent l’approche sécurité par conception.

Les normes technologiques doivent être neutres

Pour résoudre le problème des règles juridiques peu claires et inefficaces en matière de sécurité des données, nous devons tenir compte du fait que les normes techniques doivent être aussi neutres que possible sur le plan technologique. En particulier, ils ne devraient pas exiger l’utilisation de produits ou de services spécifiques, car cela constituerait un obstacle à l’entrée sur le marché et au développement technologique futur.

Les règles devraient plutôt être axées sur les résultats et être aussi générales que possible, tout en fournissant des orientations suffisantes. Ces normes devraient pouvoir être identifiées et adoptées non seulement par les principaux acteurs du marché qui peuvent facilement consacrer des ressources importantes à la conformité réglementaire.

Les interdictions catégoriques motivées par des préoccupations de sécurité ont les mêmes effets que les restrictions commerciales dans le contexte d’une guerre commerciale. Les premières victimes de toute guerre commerciale sont les consommateurs du pays qui impose les taxes douanières et les barrières non tarifaires. À moins qu’il n’y ait pas d’autre solution viable et à moins que la preuve d’un risque grave pour la sécurité ne soit claire, nous devrions être réticents à recourir à des interdictions.

Des consommateurs vulnérables

Le débat autour de la 5G nous rappelle à quel point les consommateurs sont vulnérables dans un monde technologiquement et politiquement complexe.

Une réglementation intelligente est donc nécessaire pour protéger les consommateurs contre les atteintes à la protection des données et pour empêcher les États autocratiques de nous espionner. En renforçant la responsabilité des opérateurs de réseaux pour les vulnérabilités technologiques et en créant un cadre de certification souple, il est possible de garantir à la fois le choix du consommateur et le respect de sa vie privée. Les interdictions totales fondées sur le pays d’origine ou la sélection des innovations technologiques par les régulateurs devraient être considérées comme des mesures de dernier recours.

Reprinted on https://fr.weforum.org/agenda/2019/04/la-5g-nous-rappelle-limportance-de-la-vie-privee-des-consommateurs

La 5G nous rappelle l’importance de la vie privée des consommateurs

Renforcer la responsabilité des opérateurs de réseaux pour les vulnérabilités technologiques et créer un cadre de certification souple permettront de garantir à la fois le choix du consommateur et le respect de sa vie privée. Par Mikołaj Barczentewicz, chercheur associé au Consumer Choice Center, et Bill Wirtz, analyste de politiques publiques au Consumer Choice Center.

Presque tous les jours, nous entendons parler de nouveaux cas de vol d’identité, de criminalité financière et d’autres formes d’attaques ou d’ingérence malveillante. Les manquements de sécurité chez British Airways et Marriott/Starwood en 2018 ont compromis les données privées de centaines de millions de clients.

Tout récemment, nous avons appris que des hackers avaient réussi à manipuler une mise à jour logicielle du fabricant ASUS, ce qui leur a permis d’installer des portes secrètes dans des centaines de milliers d’ordinateurs.

De tels incidents prouvent que la sécurité des données des consommateurs et la protection de leur vie privée ne sont pas prises au sérieux. L’adoption des solutions type “Internet des objets” (des objets quotidiens de plus en plus connectés à Internet) et le déploiement très attendu du réseau 5G, rendront la vie privée des consommateurs encore plus vulnérable. C’est pourquoi nous devons faire preuve de prudence.

Besoin d’une réponse politique intelligente

Certains fabricants et développeurs de logiciels ont tendance à se préoccuper surtout de la compétitivité par le biais de prix bas, ce qui est important pour les consommateurs. Toutefois, nous savons que les consommateurs se soucient de la protection de la vie privée et de la sécurité des données. Nous avons donc besoin d’une réponse politique intelligente qui inciterait les acteurs du marché à accorder suffisamment de poids à la sécurité des données des consommateurs en Europe, tout en atteignant cet objectif sans distorsions indues du marché, ni limitation du choix des consommateurs.

Il a été largement rapporté que certains États exercent des pressions légales ou extralégales sur les entreprises privées pour qu’elles incluent des portes dérobées dans leurs logiciels ou dispositifs, qui peuvent être exploitées soit par des fonctionnaires tout seuls, soit avec l’aide d’un fabricant. En réponse à de telles menaces, l’Australie est allée jusqu’à interdire le fabricant chinois Huawei de son réseau 5G. Bien que certains États considèrent les interdictions comme le meilleur moyen de protéger la sécurité nationale et la vie privée des consommateurs, nous savons qu’il n’existe pas de solution miracle unique pour protéger la vie privée et la sécurité des données. Une combinaison de solutions est nécessaire et cette combinaison changera probablement avec le temps.

Un mécanisme de saine concurrence

Une saine concurrence entre les juridictions et entre les entreprises privées est le meilleur mécanisme pour trouver les bons outils. Mais ceux qui travaillent sur les solutions de cybersécurité devraient également tenir compte des intérêts des consommateurs. La neutralité technologique de la nouvelle réglementation, et donc le fait de ne pas décider par la loi quelle est la meilleure solution technologique permet un cadre agile pour la protection de la vie privée des consommateurs.

Les règles juridiques actuelles de l’Union européenne, telles que la réglementation RGPD, par exemple, ne sont pas suffisamment claires en ce qui concerne la responsabilité des exploitants de réseaux pour les violations de la vie privée rendues possibles par des vulnérabilités matérielles. Il faut donc définir une norme claire en matière de sûreté de la chaîne d’approvisionnement.

Mettre l’accent sur les règles de responsabilité pour l’utilisation ou la revente de logiciels ou de dispositifs présentant des vulnérabilités, donnerait plus d’importance à ces règles et inciterait ainsi les opérateurs de télécommunications (et autres) à tenir compte de la vie privée de leurs clients. Cela devrait, à son tour, exercer une pression sur les fournisseurs non européens pour qu’ils adoptent l’approche sécurité par conception.

Les normes technologiques doivent être neutres

Pour résoudre le problème des règles juridiques peu claires et inefficaces en matière de sécurité des données, nous devons tenir compte du fait que les normes techniques doivent être aussi neutres que possible sur le plan technologique. En particulier, ils ne devraient pas exiger l’utilisation de produits ou de services spécifiques, car cela constituerait un obstacle à l’entrée sur le marché et au développement technologique futur.

Les règles devraient plutôt être axées sur les résultats et être aussi générales que possible, tout en fournissant des orientations suffisantes. Ces normes devraient pouvoir être identifiées et adoptées non seulement par les principaux acteurs du marché qui peuvent facilement consacrer des ressources importantes à la conformité réglementaire.

Les interdictions catégoriques motivées par des préoccupations de sécurité ont les mêmes effets que les restrictions commerciales dans le contexte d’une guerre commerciale. Les premières victimes de toute guerre commerciale sont les consommateurs du pays qui impose les taxes douanières et les barrières non tarifaires. À moins qu’il n’y ait pas d’autre solution viable et à moins que la preuve d’un risque grave pour la sécurité ne soit claire, nous devrions être réticents à recourir à des interdictions.

Des consommateurs vulnérables

Le débat autour de la 5G nous rappelle à quel point les consommateurs sont vulnérables dans un monde technologiquement et politiquement complexe.

Une réglementation intelligente est donc nécessaire pour protéger les consommateurs contre les atteintes à la protection des données et pour empêcher les États autocratiques de nous espionner. En renforçant la responsabilité des opérateurs de réseaux pour les vulnérabilités technologiques et en créant un cadre de certification souple, il est possible de garantir à la fois le choix du consommateur et le respect de sa vie privée. Les interdictions totales fondées sur le pays d’origine ou la sélection des innovations technologiques par les régulateurs devraient être considérées comme des mesures de dernier recours.

Originally published on https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/la-5g-nous-rappelle-l-importance-de-la-vie-privee-des-consommateurs-814303.html

European Lawmakers Take Action to Protect People from Veggie Burgers

The European Parliament Agriculture Committee advanced a proposal that would ban calling a veggie burger a “burger.”

The European Parliament Agriculture Committee (AGRI) supported compromise Amendment Number 41 on April 1. The amendment calls for a ban on denominations of plant-based food products as containing meat or dairy products. In essence, names such as “veggie burger” or “soy milk” would not be allowed anymore, as they mislead consumers into believing they contain either meat or milk.

The committee’s decision follows aruling by the European Union’s Court of Justice from June 2017. In the case Verband Sozialer Wettbewerb eV v. TofuTown.com GmbH, the Luxembourg-based court decided that companies could not label their products under these names and that, despite the defendants asserting that their products were clearly labeled as being plant-based, This decision is a symptom of a political culture of distrust in consumers’ individual choices.

Such a prohibition would be lawful. Now the European Parliament wants to act on the ruling and create a definitive law prohibiting these denominations.

French socialist MEP (Member of the European Parliament) Eric Andrieu said name legislation proposals were not a result of lobbying. And that’s probably the only thing he is right about since environmentalists and large companies are currently big on the meat substitute train. Burger King’s “Impossible Whopper” is currently making headlines, and Nestlé is set to launch its own meatless burger this month. Nestlé itself would also be hit by this legislation, and depending on the framing, the courts could further claim that Burger King’s “Whopper” suggests it is a regular burger. Oddly, I find myself on the same side as Greenpeace, whichasked lawmakers to vote against the amendment as it would infringe on consumer choice. Clearly, lobbying isn’t quite the issue here.

This decision by AGRI is a symptom of a political culture of distrust in consumers’ individual choices. Consumers can’t be shown ads for sugary drinks, otherwise they will gulp down two liters of iced tea per day; consumers can’t be allowed to switch to harm-reducing products such as e-cigarettes because, otherwise, they will diverge from the notion of abstinence preached by public health advocates; consumers cannot be trusted with affordable alcohol because we’ll all drink ourselves to death.

Strangely, the same consumers who don’t even know that a veggie burger does not contain meat are apparently responsible enough to vote in the European elections next month, where they elect representatives who legislate areas such as security, long-term economic planning, massive foreign aid budgets, and the intricacies of international tax regulations and information sharing. If my most vocal supporters were incapable of distinguishing meat from vegetables, I’d probably begin to question my suitability for public office. But for those making public policy decisions based on feelings rather than on facts, this is probably not of great concern.

I was about to write that consumers aren’t children, but even a six-year-old can grasp the concept of the name “tofu burger.”

There is a persistent downside to this type of policy: If consumers are infantilized to the degree hypothesized in the previously mentioned case, they are more likely to call upon the government to solve their consumer-related problems for them. As a result, legislators are increasingly inundated with “the government ought to do something about it” as opposed to finding innovative solutions to market problems. In fact, the example of the veggie burger is exactly that: consumers who want to give up meat—or at least reduce their consumption—being given a real alternative that large producers have embraced. Rather than celebrating the accurate response of the market, lawmakers instead burden entrepreneurs with regulation.

Make no mistake: While Nestlé and Restaurant Brands International (the parent company of Burger King) might be annoyed by these eventual changes, it’s small businesses that would suffer the greatest impact. The Impossible Whopper can be renamed “Vegetable Delight” or something of the sort, then animated with the help of a large marketing budget. Your hipster food truck doesn’t have the same luxury; this proposal would add one more to an already long list of compliance costs to which it is subject. Would EU law enforcement also do random checks by investigating small burger restaurants and scaring them away from “veggie burger” menus with the threat of crippling lawsuits? Time will tell.

It’s all getting a bit ridiculous. I was about to write that consumers aren’t children, but even a six-year-old can grasp the concept of the name “tofu burger.”

Maybe it’s the legislators who are the real children.

Originally published on https://fee.org/articles/european-lawmakers-take-action-to-protect-people-from-veggie-burgers/

L’UE voudrait encore plus taxer les billets d’avion

La création d’une nouvelle taxe sur les vols aériens, afin de réduire l’impact environnemental, occupe nos bureaucrates européens.

Le gouvernement néerlandais propose d’instaurer une taxe de transport aérien de 7€ sur tous les vols au départ et à l’arrivée de l’Union européenne.

Selon La Haye, l’Europe a un problème majeur dû à un trop grand nombre de vols de loisir à bas prix. Selon les bureaucrates, une taxe contribuerait à décourager cette consommation.

Le secrétaire d’État aux Finances néerlandais, Menno Snel, souligne également que la mesure permettrait de faire entrer 200 M€ dans la trésorerie. N’y voyez aucune sournoiserie, c’est tout pour le climat !

La France, la Belgique et la Finlande soutiennent la proposition néerlandaise au Conseil européen. Le gouvernement luxembourgeois a déclaré qu’il ne s’opposerait pas à une taxe si tous les Etats-membres y adhèrent.

Comparer les niveaux de vie des pays qui se prononcent en faveur de la mesure est révélateur de leur engagement véritable. Dans des États-membres comme la Pologne, la Croatie ou la Roumanie, 7€ est déjà un gros montant tandis qu’à Helsinki, une pinte de bière coûte plus de 7€.

En réalité, il s’agit d’une politique de lutte contre le changement climatique pour permettre aux riches de s’acheter une bonne conscience et aux pauvres de réellement renoncer au voyage aérien.

Prenons un exemple pratique. Vous pouvez maintenant réserver un vol aller-retour en mai de Paris jusqu’à Poznań en Pologne pour un total de 50€. Comme la taxe s’applique par segment de vol, vous serez facturé 14€ de plus, soit près de 30% du coût total de votre billet.

Il s’agit d’une augmentation considérable de prix, qui peut être dévastatrice pour les consommateurs à faible revenu qui cherchent à rendre visite à leur famille, à leurs proches, à assister à un enterrement ou à un mariage. Faire payer cette lourde taxe à ces voyageurs pendant que les représentants du gouvernement se déplacent en classe affaires gratuitement n’est pas qu’un peu dérangeant, c’est grossier !

Maintenant que le transport aérien a rendu les trajets abordables, des bureaucrates interviennent violemment contre la capacité des gens à se rendre d’un point A à un point B sans faire de grands sacrifices ? Où est la morale là-dedans ?

Bien entendu, il ne s’agit pas d’une nouvelle idée. La Fédération européenne des transports et de l’environnement (T&E) plaide(1) depuis longtemps en faveur d’une augmentation des taxes sur le transport aérien. L’organisation qualifie les voyages aériens de “sous-évalués” alors que les taxes ont augmenté au cours des sept dernières années. Là encore, l’argument environnemental ne semble pas être le seul à leurs yeux(2).

Une analyse de T&E(3) a révélé que de nouvelles mesures telles qu’une taxe sur le carbone, sur les carburants, une taxe sur le kérosène et la suppression de l’exonération de la TVA pour les vols en provenance et à destination de l’Europe permettraient de collecter plus de 50 Mds€ par an.

En mai de l’année 2018, le journal belge De Standaard indiquait(4) : “Ici et là, il est suggéré que l’impact sur l’environnement et la santé joue un rôle dans l’introduction d’un droit d’accise minimum européen sur le kérosène.”

La proposition est maintenant sur la table. Toutefois, en tant que proposition fiscale, elle nécessite l’approbation unanime de tous les États membres pour être adoptée et pourrait donc être bloquée par des États comptant de nombreux consommateurs à faible revenu, des destinations touristiques ou des pays comme l’Irlande, où est basée la plus importante compagnie européenne de transport à bas prix : Ryanair.

Pourraient-ils se sentir liés par l’Accord de Paris sur le climat de 2015 pour approuver la mesure tout en rejetant la faute sur les bureaucrates de Bruxelles ?

Il existe un risque réel que le transport aérien soit de plus en plus victime d’une politique écologiste extrémiste sans intelligence, dont les interdictions et les taxes ne manqueront pas d’affecter les citoyens les plus modestes.

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What #AdvertisingBans get wrong about #ConsumerBehaviour

Advertising bans are increasingly relevant in political debate, with some countries having already established rules that don’t allow for “junk food” advertising. But these proposals are all based on the assumptions that consumers are buying goods that they never would have wanted otherwise, writes Bill Wirtz.

The fundamental question is: Can you make people buy something that they don’t want?

The short answer to that question is: yes. However, you’d be required to force consumers, either directly or indirectly to make that happen. The question is not that of “want”, but rather a question of “who made me want it”.

The American legal scholar Cass Sunstein, who was Administrator of the Office of Information and Regulatory Affairs under the Obama administration published an essay entitled Fifty Shades of Manipulation, in which he tackles manipulation and consumer sovereignty. In the said essay, Sunstein invokes different forms of manipulation, and despite the effort to differentiate, reaches the following conclusion: “It is important to acknowledge that in the commercial realm, manipulation is widespread; it is part of the basic enterprise. For that reason, the ethical taboo on manipulation is substantially weakened, in part on the theory that competitive markets impose appropriate constraints against undue harm. But in some cases, those constraints are too weak, and it is appropriate to invoke social norms or even the law to discipline welfare-reducing acts of manipulation.”

The basic flaw in the essay is a misunderstanding between “manipulation” and “marketing”, two words which are not pointing to the same type of strategy. Sunstein seems to believe that all types of advertising mislead consumers about the product, when this is actually a more exceptional case. When Volkswagen manipulated their vehicles in order to show a lower emissions output, they were giving consumers false information about their product. When companies advertise health benefits of their products that cannot be proven, then they are intentionally misleading their customers. However, this is miles away from advertising a product as being cool, refreshing, comfortable, or trendy. Are we to define the mere fact that a product is being described by the producer as “good”, as manipulation? Because by this same standard, I could feel equally manipulated by the fact that Mister Sunstein calls a book he edited himself, “relevant”. Who is he to decide what I find relevant? Will I feel misled if I find the book not to be relevant at all, and consider myself a victim of manipulation?

Most of all, it’s not like consumers are already seeing through common marketing techniques. The €9.99-trick has been around for quite a long time, and even while effective, consumers are aware of what retailers are trying to achieve here. In the same way, consumers know that it’s probably not “the best insurance”, “the smoothest soft drink”, or “the most efficient service” in the literal sense, and that marketers sell their goods the same way online as they would on an old-fashioned market place. And we’re not going after a salesman pitching his “best apples” on a marketplace, are we? In the example of the “best” apple, the salesman certainly caught your attention with his pitch, that is far from making the sale. Just thinking of all the heavily marketed products that we personally DON’T want should be proof of that.

In the same way, technological progress is uncircumventable through marketing. There is no scenario in which candlemakers market their way out of being replaced by electricity as a form of producing light. Do you buy things that you’ll find limited need for? Surely. Erroneous market decisions are a recurring theme, and nobody pretends that consumers act perfectly. If we’re willing to admit the imperfection of consumers, let’s not pretend that centralized decisions on consumer behaviour are exempt from mistakes themselves.

This is particularly true when it comes to nutrition. The food pyramid that was preached for decades was put completely upside down through new scientific findings.

Denise Minger writes in her book Death By Food Pyramid about Louise Light’s commissioned review of the 1956 food pyramid in the United States, which was ultimately rejected: “The guide Light and her team worked so hard to assemble came back a mangled, lopsided perversion of its former self. The recommended grain servings had nearly quadrupled, exploding to form America’s dietary centerpiece: six to eleven servings of grains per day replaced Light’s recommended two to three… and rather than aggressively lowering sugar consumption as Light’s team strived to do, the new guidelines told Americans to choose a diet “moderate in sugar,” with no explanation of what that hazy phrase actually meant.”

Centralized authorities make mistakes when it comes to nutritional recommendations. The claim that advertising is brainwashing us and that bureaucrats know the way out is essentially the wrong approach.

Improvements can always be made, but they have to be made through education, not blatant bans on access to information.

Let me formulate that in a way that fits the closeness of the European elections next months: if consumers are so ill-informed that they cannot even refrain from buying food as soon as they see advertising for it, then why are they fit to elect parliamentarians who legislate these advertisements away?

Originally published on https://www.eureporter.co/frontpage/2019/04/03/what-advertisingbans-get-wrong-about-consumerbehaviour/

Europe Is Not an Example for the Green New Deal in Practice

Alexandria Ocasio-Cortez’s “Green New Deal” suggests replacing air travel with high-speed rail connections.

But the comparisons drawn with Europe ignore that despite massive investments on the Old Continent, prices remain non-competitive with air travel and that state-run rail crumbles under its own inefficiency.

In a piece for Vox, Umair Irfan writes “High-speed trains already compete with planes in many parts of the world. They also have far lower carbon emissions.” The article compares the ambitions of AOC with existing examples in Japan and Europe.

“The prices are comparable too, with train tickets actually coming in cheaper for routes like Paris and Lyon or Seoul and Busan. The Paris-Lyon train fare is about $75, while the flight is about $115. Both trips take about 2.5 hours door to door.”

The price for Paris-Lyon by high-speed rail is indeed correct, but Umair Irfan doesn’t mention that the only carrier operating that route is the state-run carrier SNCF.

SNCF currently carries a debt of a staggering €55 billion ($62.3 billion). In fact, the yearly deficit and debt increase of the train company is so bad that France had to revise its annual debt by 0.1 percent of total GDP in 2016 and 2017.

This makes every ticket you buy in France highly subsidized, while air travel actually pays more in tax than it receives. Slate suggests that French engineers should have helped built high-speed rail in California. That would probably have been the only way to make it worse.

The choice of Paris-Lyon is also very convenient, since it’s number one and three of the largest cities in France, therefore benefitting from regular and highly used high-speed rail connections. The only air travel between those two cities is ensured by AirFrance and its subsidiary HOP!, in which the French government is a minority shareholder. Every other connection in France would be connected both quicker and cheaper by air travel.

Let’s try Paris-Nice (the fifth largest city of the country, in the South of France). High-speed rail would take you a total of 6 hours, at a cost of $90 (with highly subsidized state rail), while British low-cost airline EasyJet gets you there in 1 hour, 30 minutes for only $56. That is probably the reason why France is currently supporting an initiative in the European Union which would add an additional tax of $8 per flight segment. Smart move: if you tax airlines into higher prices, your case for “cheaper” train travel will be self-fulfilling.

It becomes even more interesting if you consider other travel itineraries. Paris-Nice is only about 600 miles. If you wanted to get from Greece’s capital of Athens to Madrid, which is a European equivalent of a “cost-to-coast,” your distance would be almost 2,000 miles, which is still less than a connection between New York and San Francisco (2,800 miles). However, Athens-Madrid by train, ferry, and bus would take you between 3 and 4 days, and cost about $340, while a direct flight would be $140 and about 4 hours.

That wouldn’t even account for the fact that the train connections are indebted, and thoroughly unreliable.

In Belgium, a structural rate of more than 10 percent of trains are late.

In Germany, a quarter of trains operated by “Deutsche Bahn” experience delays, which has brought the operator to change the definition: a high-speed train delay of less than 15 minutes is simply not counted as a delay.

You’ll also notice that Central and Eastern European nations, which have suffered historically from communism until the early 1990s, have no high-speed rail connections whatsoever, and are completely reliant on air travel to connect cities. AOC: collective ownership or fast trains, you can’t have both.

In fact, the only countries in Europe where high-speed rail starting from 165 mph — which is the speed needed to reduce travel times competitively enough to challenge air travel — are France, Germany, Spain, and Italy. In total, they have a network of about 4,600 miles of high-speed rail connection, and not even remotely close to anything the U.S. would need in terms of connection.

High-speed is no solution for passenger transport in the United States, it’s a fantasy that has paid out badly for the wallets and travelers in Europe.

Bill Wirtz is a political commentator currently based in Belgium. His articles have been published by Newsweek, The American Conservative, the Washington Examiner, Le Monde, and Le Figaro. He is a Young Voices Advocate, a regular contributor for the Foundation for Economic Education, and works as a Policy Analyst for the Consumer Choice Center.

Originally published at https://www.newsmax.com/billwirtz/europe-green-new-deal-trains/2019/03/27/id/908966/

Warum Kunstpelze eine Gefahr für das Weltklima sind

Radikale Tierschschützer wie die der Organisation Peta verdammen Leder und Pelze. Doch Alternativen aus Kunstfasern haben gravierende Nachteile: Sie sind biologisch nicht abbaubar. Wie entscheidet sich der Verbraucher?

Ob Seide, Kaschmir, Leder, Wolle oder Pelz – tierische Modeprodukte werden zunehmend kritisch betrachtet. Designer verzichten auf Pelz, Leute werden wegen ihrer Lederjacke auf der Straße angemacht, und gleichzeitig stellt sich die Frage, ob Verbraucher eigentlich Alternativen haben, die ethisch und umweltfreundlich sind. Ist es also überhaupt gut und sinnvoll, auf tierische Modeprodukte zu verzichten?

Tiere, wie zum Beispiel der Fuchs, werden aus Gründen der Biodiversität gejagt. Der Fuchs hat durch die Abwesenheit des Luchses und des Wolfes seine natürlichen Feinde verloren und fällt lediglich dem Straßenverkehr zum Opfer. Deshalb sorgen Jäger mit jährlichen Abschussquoten für die Beibehaltung des Gleichgewichts in der Tierwelt. Die erlegten Tiere werden entsorgt, ohne ihre Fell zu nutzten. Stattdessen werden Füchse gezüchtet, um den roten Pelz für die Mode zu gewinnen.

Ganz repräsentativ für den gesamten Markt ist das nicht. In mehreren Fällen haben Länder versagt, taugliche Vorschriften zum Tierschutz zu erlassen. Was Staaten nicht beachtet haben, ist, ob die bestehenden Verbraucher- und Einzelhandelsvorschriften auch wirklich angewendet wurden. Durch laxe Handhabung von Kennzeichnungspflichten wurden Konsumenten bei der Beschreibung ihrer Kleidung falsch informiert oder sogar komplett belogen.

Einige Hersteller haben in dieser Hinsicht vorsätzlich gehandelt, um Verbraucher zu täuschen. Branchenverbände selbst haben jedoch eine verbindliche und genaue Kennzeichnung von Pelzerzeugnissen und eine angemessene Durchsetzung in parlamentarischen Anhörungen gefordert.

Die Tierschutzgruppe Peta (Abkürzung des englischen Namens für „Menschen für den ethischen Umgang mit Tieren“) ist bekannt für ihre Ablehnung tierischer Produkter. In regelmäßigen Abständen spricht Peta Passanten in großen Städten mit ihrer Entscheidung an, Pelz, Leder oder auch Wolle zu tragen. Auf Twitter macht die Organisation klar: Grundsätzlich sollten gar keine Tiere für Menschen geopfert werden. Sie machen ebenfalls Druck auf Modemarken, damit diese auf tierische Produkte verzichten.

In einem Kommentar im Dezember vergangenen Jahres attackierten aber vier Umweltexperten Unternehmen, die aus Gründen des Marketings Pelz aus dem Sortiment nahmen: „Anscheinend ziehen es viele Millennials vor, Produkte zu kaufen, die ‚ethisch einwandfrei‘ hergestellt sind. Aber die Ironie ist, dass die wirtschaftliche Nutzung von Wildtieren viel ökologischer ist als die industrielle Tierproduktion.“

Andere tierische Produkte sind ebenfalls betroffen. In Indonesien leben 150.000 Menschen vom Handel mit Netzpythons, der wissenschaftlich als nachhaltig erklärt wurde. Beendet man den internationalen Handel mit diesen Häuten, gibt es wenig Interesse, die Tiere nachhaltig zu schützen, und sie wären vom Aussterben bedroht.

Produkte wie Kaschmir werden hergestellt, seit Marco Polo im 13. Jahrhundert die ersten Kaschmirpullover im Himalaja entdeckte. Der Schutz der Tiere ist dabei überlebenswichtig für die Produzenten.

Darüber hinaus stellt sich die Frage der Konsequenzen für die Umwelt. Denn sind Alternativen zu Leder, Pelz und dergleichen wirklich umweltfreundlicher? „Vegane Kleidung“ verwendet oft Kunststoffalternativen wie Polyvinylchloridund Polyurethan. Beide sind nicht biologisch abbaubar.

Natürliches Fell ist kompostierbar und belastet die Umwelt auf diese Weise nicht. Leder ist auch biologisch abbaubar, während Seide und Wolle sowohl biologisch abbaubar als auch leicht zu recyceln sind. Wolle ist eine der am häufigsten recycelten Fasern.

Mit einem Anteil von 1,3 Prozent aller Textilfasern hat Wolle einen Marktanteil von fünf Prozent innerhalb des Recyclings solcher Fasern. Wolle ist ein kurzfristiger Speicher für natürlichen, erneuerbaren Kohlenstoff. Reiner organischer Kohlenstoff macht 50 Prozent des Gewichts von Wolle aus, höher als bei der pflanzlichen Baumwolle (40 Prozent).

Wer in der Ökobilanz tierische Produkte den Plastikalternativen gegenüberstellt, findet unterschiedliche Resultate. So hat falscher Pelz potenzielle Auswirkungen auf unser Ökosystems, die dreimal höher sind als die von echtem, einen um 169 Prozent höheren Ressourcenverbrauch und treibt den Klimawandel im Vergleich zu natürlichem Fell mehr als doppelt so viel an. Beim Effekt auf die menschliche Gesundheit variieren die Zahlen je nach Produktionsweise. In der Regel schneidet falscher Pelz um drei Prozent besser ab.

Gleichzeitig wird vonseiten der Industrie nachgebessert. Initiativen wie Furmark, ein branchengeführtes Kennzeichnungssystem, das unabhängige und anerkannte Experten von Baltic Control und NSF (National Sanitation Foundation) für Tierschutzkontrollen oder ChainPoint als Rückverfolgbarkeitssystem einsetzt.

Das sind Wege, wie man das Vertrauen der Käufer zurückgewinnen will. Denn am Ende des Tages liegt die Entscheidung beim Verbraucher, worin für die kommende Kollektion investiert wird.

Originally published at https://www.welt.de/debatte/kommentare/article190859443/Vegane-Mode-Kunstpelze-sind-eine-Gefahr-fuer-das-Weltklima.html